L’action d’Air France-KLM fait face à un ensemble de défis qui pèsent sur sa dynamique récente. Entre une révision à la baisse par un acteur majeur de la place, des aléas climatiques coûteux et des difficultés opérationnelles, le titre navigue en eaux troubles. Analyse des facteurs qui déterminent sa trajectoire.
Un coup de semonce de Barclays
Le 14 janvier, la banque Barclays a révisé son opinion sur le titre, le faisant passer de « Equalweight » à « Underweight ». Dans la foulée, son objectif de cours a été légèrement abaissé, passant de 10,00 € à 9,90 €. Cette décision s’appuie sur des prévisions de résultats nettement plus prudentes que la moyenne du marché. En effet, les estimations de Barclays pour les exercices 2026 et 2027 se situent respectivement 23% et 16% en dessous du consensus Bloomberg.
La banque justifie son pessimisme par des risques accrus sur le lucratif axe transatlantique et une faiblesse perçue dans le segment des voyages de loisirs premium. Elle souligne également l’impact financier significatif des tempêtes hivernales qui ont frappé l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, évaluant les pertes à près de 100 millions d’euros.
Des turbulences opérationnelles persistantes
Au-delà des éléments conjoncturels, le groupe doit gérer des problématiques internes. Les négociations salariales avec le personnel navigant, notamment les pilotes, ne sont pas encore finalisées, créant une incertitude. Par ailleurs, la transition de la flotte court-courrier de Boeing vers Airbus génère des coûts et des complexités liés à la reconversion des équipages, pesant sur l’efficacité opérationnelle.
L’analyse technique confirme la faiblesse
La configuration graphique du titre vient étayer ce constat de fragilité. Un seuil technique important a été franchi à la baisse le 14 janvier, avec une cassure sous la moyenne mobile à 50 jours, située alors à 10,76 €. Cet événement est souvent interprété comme un signal vendeur pour la tendance à moyen terme.
Si le titre avait enregistré une légère progression de 3,17% depuis le 12 décembre 2025, il ne se maintient plus désormais qu’à 0,63% au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (10,69 €). L’indicateur BOTSI®-Advisor, qui le classe au rang 298 en date du 17 janvier, valide quant à lui une tendance baissière à court et moyen terme.
Points clés à retenir :
– Barclays abaisse sa recommandation à « Underweight » et son cours cible à 9,90 € (14 janvier).
– Ses prévisions 2026/2027 sont inférieures de 23% et 16% au consensus.
– Pertes estimées dues aux intempéries à Schiphol : environ 100 millions d’euros.
– Contexte opérationnel tendu (négociations salariales, transition de flotte).
– Rupture technique sous la moyenne à 50 jours (10,76 €) ; rang BOTSI® à 298.
Conclusion : des niveaux critiques à surveiller
La pression sur l’action Air France-KLM devrait persister tant que les inquiétudes de Barclays, l’impact des intempéries et les incertitudes opérationnelles ne seront pas dissipés. La suite de l’évolution dépendra de la défense de niveaux techniques clés. Une fermeture durable sous le support des 200 jours (10,69 €) remettrait en cause la tendance haussière de long terme. À l’inverse, une reconquête solide de la moyenne à 50 jours, au-dessus de 10,76 €, serait nécessaire pour restaurer une perspective constructive à moyen terme.
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