L’Air Liquide confirme son positionnement d’architecte technologique de la transition écologique pour les industries lourdes en Europe. La signature de nouveaux contrats avec le géant des matériaux de construction Holcim illustre la maturité croissante du captage de CO2 à grande échelle dans le secteur cimentier. Cette dynamique opérationnelle suffira-t-elle à redonner un élan durable au titre, après une période de correction ?
Une politique actionnariale engagée
En parallèle de son expansion industrielle, le groupe poursuit une politique de retour aux actionnaires conséquente. Une augmentation du dividende, porté à 3,70 euros par titre, est prévue pour l’assemblée générale du mois de mai 2026. Cette proposition représente une hausse de plus de 12%. Un programme de rachat d’actions, portant sur environ 964 000 titres, vient compléter ce dispositif pour soutenir la structure capitalistique.
Ces initiatives s’inscrivent dans l’objectif stratégique d’amélioration de la marge de 100 points de base d’ici à 2027. Les partenariats industriels et le cadre réglementaire favorable de l’UE, assorti de programmes de subventions, sont des leviers essentiels pour y parvenir.
Deux projets structurants en Europe
La coopération renforcée avec Holcim se concrétise par deux projets majeurs. En France, sur le site cimentier du Teil, Air Liquide est chargé de l’étude d’ingénierie préliminaire (FEED) pour une unité de captage. Celle-ci devrait traiter environ 200 000 tonnes de CO2 par an directement à la sortie du four, dès 2029. Le gaz ainsi capté sera ensuite évacué par voie ferroviaire en vue de son stockage.
Un projet d’une autre envergure est en cours à Obourg, en Belgique. Il repose sur la technologie propriétaire Cryocap™ du groupe français. L’objectif est de transformer l’usine en un site de production quasi neutre en émissions, avec une capacité de captage visée de 1,1 million de tonnes de dioxyde de carbone annuelles. Le procédé utilise de l’oxygène pur au lieu de l’air ambiant pour la combustion, ce qui améliore significativement l’efficacité de la séparation ultérieure du CO2.
Analyse technique : un titre en survente
Malgré ces développements positifs, la performance boursière sur un an affiche un recul d’environ 5%. La valeur, cotée actuellement à 170,76 euros, évolue autour de sa moyenne mobile sur 200 jours, un niveau technique clé situé à 170,27 euros.
Un indicateur technique retient l’attention : le Relative Strength Index (RSI) est tombé à 23,9. Ce niveau signale une situation de survente à court terme, laissant entrevoir la possibilité d’un rebond technique si le support de la moyenne mobile des 200 jours est maintenu.
La prochaine échéance importante est l’assemblée générale ordinaire du 5 mai 2026, qui statuera sur la distribution du dividende. D’ici là, les investisseurs suivront de près les décisions finales d’investissement (FID) pour les nouveaux sites, lesquelles dépendront en grande partie des engagements définitifs de financement public.
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