Après une restructuration d’ampleur, le groupe Atos renoue avec des succès technologiques et financiers tangibles. La société, désignée comme leader européen de l’automatisation intelligente, confirme ainsi sa pertinence renouvelée dans les secteurs porteurs que sont l’intelligence artificielle et la transformation numérique. Parallèlement, la cession définitive de sa filiale Bull lui a procuré la flexibilité financière nécessaire pour envisager l’avenir avec plus de sérénité.
Une santé financière restaurée
Le programme de sauvetage financier « Genesis » commence à produire des effets concrets. Pour l’exercice 2025, Atos a ainsi vu son bénéfice opérationnel doubler, pour atteindre 351 millions d’euros. Cet assainissement s’est accompagné d’une réduction du poids de la dette d’environ 2,1 milliards d’euros. Malgré ces progrès, le cours de bourse peine à refléter cette amélioration : l’action, cotée à 32,52 euros, se situe encore à près de 47 % de son plus haut sur un an, enregistré en octobre 2025. Depuis le début de l’année, la décote cumulée dépasse les 37 %, signe d’une scepticisme persistant des investisseurs.
Un recentrage stratégique sur les services à forte marge
Le retrait du secteur matériel, notamment des supercalculateurs, a permis à Atos de se concentrer sur des activités de services plus rentables. La cybersécurité et les services cloud en sont les piliers. Cette orientation est couronnée par une reconnaissance du marché : dans une analyse récente de l’Information Services Group (ISG), Atos a décroché les premières places pour ses solutions d’automatisation. Un atout majeur réside dans sa plateforme Polaris, lancée en juillet 2025, qui permet aux entreprises de déployer des agents d’IA en s’appuyant sur divers modèles de langage.
Une nouvelle phase de croissance en préparation
Avec un bilan allégé, la direction prépare désormais la suite. Dès septembre 2026, le groupe envisage de reprendre une politique d’acquisitions ciblées, visant des entreprises de taille moyenne pour renforcer son expertise dans le domaine de l’« Agentic AI ». La feuille de route à long terme du PDG Philippe Salle est claire : porter la marge opérationnelle à 10 % d’ici 2028, tout en ramenant le ratio d’endettement net à un niveau significativement inférieur à 1,5 fois le résultat opérationnel.
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