Une brève apparition sur une liste du Pentagone a suffi à semer le doute sur les marchés financiers ce vendredi. Le constructeur automobile chinois BYD, ainsi que les géants technologiques Alibaba et Baidu, ont été inscrits pendant environ une heure sur la liste dite « CMC » (Chinese Military Companies) du département de la Défense américain, avant que le document ne soit subitement retiré. Cette séquence inhabituelle laisse les investisseurs dans l’expectative quant à la position réelle des autorités américaines.
Une inscription éphémère aux conséquences potentielles
Selon les informations de l’agence Reuters, le Pentagone a publié une version mise à jour de sa liste 1260H, désignant les entreprises accusées de soutenir l’armée chinoise. La présence de BYD aux côtés d’Alibaba et de Baidu a immédiatement retenu l’attention. Toutefois, dans l’heure qui a suivi la publication, le document a été retiré du registre fédéral américain.
Le Pentagone a simplement indiqué, par écrit au Federal Register, son intention de « retirer l’avis de la vue du public et d’annuler sa publication », sans fournir davantage d’explications, rapporte Reuters.
Une réaction mesurée des cours dans un contexte sectoriel difficile
Sur le marché de Hong Kong, l’action BYD a cédé approximativement -1% à la suite de cette annonce. Cette correction s’inscrit dans un mouvement de faiblesse plus large du secteur technologique chinois. Les certificats actions américains (ADR) d’Alibaba ont ainsi perdu jusqu’à 5% en trading après-clôture vendredi, tandis que ceux de Baidu reculaient d’environ 4,5%, selon des données Bloomberg relayées par la Taipei Times.
Les enjeux d’une inscription sur la liste 1260H
Créée en 2021, cette liste recense désormais plus de 130 organisations, d’après Reuters. Bien qu’une inscription n’entraîne pas de sanctions automatiques, une loi américaine empêchera à l’avenir le Pentagone de signer des contrats ou de procéder à des achats auprès des sociétés concernées.
Pour Bloomberg, une telle classification constitue surtout un signal fort adressé aux fournisseurs du département de la Défense et aux autres agences gouvernementales. Elle est souvent perçue comme un prélude à des restrictions commerciales plus sévères.
Le silence des uns, la contestation des autres
Interrogé par Bloomberg en dehors des heures de bureau, BYD n’a pas formulé de commentaire. Alibaba, en revanche, a vivement contesté son inscription. Un porte-parole du groupe a déclaré à Reuters qu’aucun fondement ne justifiait cette décision et a évoqué la possibilité de recours juridiques.
Le timing de cet incident est particulièrement sensible sur le plan diplomatique. Comme le souligne Reuters, l’administration Trump, depuis l’accord commercial d’octobre 2025, cherche à éviter toute provocation inutile envers la Chine. Un sommet entre le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping est d’ailleurs anticipé en avril prochain en Chine. Le Pentagone et la Maison Blanche n’ont pas répondu dans l’immédiat aux questions concernant les raisons du retrait de la liste.
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