Le constructeur automobile chinois BYD traverse une période complexe, confronté à un cocktail défavorable de ventes en baisse, de coûts en hausse et d’une concurrence qui s’intensifie. Cotée à Hong Kong, son action s’apprête à enregistrer sa sixième semaine consécutive de repli, une séquence négative alimentée par des chiffres de janvier décevants. Depuis mai 2025, la capitalisation boursière du groupe a fondu de plus de 60 milliards de dollars américains.
La question centrale pour les investisseurs reste l’impact de la flambée des coûts des matières premières sur la profitabilité des prochains trimestres.
Un mois de janvier en net retrait
Les dernières données mensuelles ont confirmé un ralentissement. En janvier, les livraisons de véhicules 100% électriques (BEV) de BYD se sont établies à 83 249 unités, représentant le plus faible volume mensuel depuis février 2024. Au total, incluant les hybrides rechargeables, le groupe a écoulé 205 518 véhicules.
Le détail révèle une faiblesse prononcée sur le marché intérieur. Les livraisons domestiques ont chuté à 109 569 unités, soit approximativement la moitié du niveau enregistré un an plus tôt. Le segment des hybrides rechargeables, qui constitue habituellement plus de la moitié des ventes totales, n’a pas été épargné, affichant un recul de 28,5% sur le mois.
La déception des marchés a été immédiate. En début de semaine, l’action BYD à Hong Kong a plongé de 6,9% en une seule séance pour clôturer à 91 dollars de Hong Kong, marquant sa plus forte baisse quotidienne en pourcentage depuis la fin du mois de mai 2025.
Un contexte sectoriel difficile
Cette tendance ne se limite pas à BYD. Plusieurs grands noms de l’électrique chinois ont rapporté des baisses significatives en janvier par rapport au mois de décembre. Les analystes pointent un triple défi : un changement de politique fiscale, la cherté des matières premières et une pression concurrentielle accrue.
Depuis le 1er janvier, la Chine a en effet réinstauré une taxe à l’achat de 5% sur les véhicules à énergie nouvelle, après des années d’exemption totale de la taxe standard de 10%. Parallèlement, les prix des matières premières critiques ont flambé. Le lithium, essentiel aux batteries, a vu son prix plus que doubler en trois mois, tandis que le cuivre et l’aluminium se sont aussi notablement renchéris.
La hiérarchie concurrentielle évolue. Geely a annoncé avoir vendu plus de 270 000 véhicules sur le mois de janvier, devançant ainsi BYD pour le titre de plus grand constructeur automobile du marché chinois sur cette période.
L’export, seul moteur de croissance
Dans ce paysage morose, l’activité à l’international constitue le principal point positif. Les exportations de BYD ont bondi de 43,3% en janvier pour atteindre 100 482 véhicules. Selon des informations de l’agence Reuters, le groupe vise l’objectif ambitieux de 1,3 million de livraisons à l’export pour l’année 2026, ce qui représenterait une croissance de 24% par rapport aux prévisions pour 2025.
Tous les regards se tournent désormais vers le prochain rendez-vous financier. La publication des résultats du prochain trimestre est attendue, selon le calendrier habituel, le 23 mars. Ces chiffres devraient révéler l’ampleur réelle de l’érosion de la marge opérationnelle due à l’inflation des coûts des intrants.
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