Pour la première fois depuis quatre ans, BYD a enregistré en 2025 un bénéfice net inférieur à celui de l’exercice précédent. Celui-ci a chuté de 19% pour s’établir à 32,62 milliards de yuans, un résultat bien en deçà des attentes des analystes. Dans un contexte de stagnation du chiffre d’affaires, la féroce guerre des prix sur son marché domestique chinois continue de peser sur sa rentabilité. La riposte du constructeur est claire : accélérer son déploiement à l’international.
Une expansion outre-mer plus ambitieuse que jamais
Face à cette situation, la direction a revu à la hausse ses objectifs d’exportation pour 2026. À la suite d’une réunion avec des analystes organisée après la publication de résultats trimestriels décevants, le management a confirmé viser l’exportation de 1,5 million de véhicules cette année. Ce chiffre, supérieur de 200 000 unités à l’objectif communiqué en janvier, représenterait une croissance de plus de 40% par rapport à 2025.
L’année dernière, BYD a franchi un cap symbolique en exportant pour la première fois plus d’un million de véhicules, précisément 1 046 083 unités, soit une hausse spectaculaire de 151%. Un momentum confirmé en février 2026, où les livraisons internationales ont, pour la première fois de l’histoire de l’entreprise, dépassé les ventes sur le sol chinois.
L’attrait des marchés étrangers ne réside pas seulement dans les volumes. Les analystes estiment que la marge par véhicule à l’export, notamment en Europe et au Brésil, avoisine les 20 000 yuans, contre seulement 5 000 yuans environ sur le marché local. Cette dynamique se reflète dans la structure du chiffre d’affaires : la part des ventes internationales est passée de 28,55% à 38,65% en 2025, tandis que le chiffre d’affaires en Chine reculait de 11%.
Le marché chinois dans une phase critique
Le recul du bénéfice n’est pas un accident, mais le symptôme d’une difficulté structurelle. Le quatrième trimestre 2025 en est l’illustration frappante, avec un bénéfice net en chute libre de 38% à 9,3 milliards de yuans et un chiffre d’affaires en baisse de 14%. Wang Chuanfu, le fondateur de BYD, a lui-même reconnu que le marché chinois du véhicule électrique était entré dans une « phase d’élimination ».
La pression s’est encore intensifiée début 2026. Après l’arrêt des subventions gouvernementales fin 2025, les ventes domestiques se sont effondrées de 58% sur les deux premiers mois de l’année, pour atteindre environ 199 000 unités. Les prévisions de Citigroup vont même jusqu’à anticiper que l’activité en Chine pourrait basculer dans le rouge au premier trimestre.
Des investissements soutenus malgré les résultats
Signe de sa volonté de se projeter vers l’avenir, BYD maintient un niveau d’investissement élevé en recherche et développement, en dépit de la pression sur ses résultats. Ces dépenses ont augmenté de 17% en 2025 pour atteindre 63,4 milliards de yuans, un montant qui représente près du double du bénéfice net réalisé. Outre l’amélioration continue de sa technologie de batterie « Blade », le groupe prévoit de déployer son propre réseau de recharge rapide hors de Chine à partir de 2027.
Parallèlement, BYD construit des sites de production au Brésil, en Hongrie et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est afin de limiter les risques douaniers. Ses fonds propres ont progressé de 30%, lui offrant une base financière solide pour son expansion. Le défi majeur réside désormais dans la capacité d’exécution : atteindre une croissance des exportations de 43% en un an nécessite de développer simultanément des réseaux de concessionnaires, des services après-vente et une logistique dans des marchés encore récemment explorés.
Publicité
Actions BYD: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de BYD et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de BYD entièrement gratuite : En savoir plus ici !

