Le constructeur automobile chinois BYD présente ce vendredi ses résultats annuels pour l’exercice 2025, dans un contexte contrasté. Les investisseurs scrutent cette publication qui met en lumière la dualité de sa performance : un marché intérieur atone face à un essor historique à l’international.
Des résultats annuels records mal un quatrième trimestre en retrait
L’année 2025 restera comme une année historique pour BYD, avec plus de 4,6 millions de véhicules vendus, lui permettant de détrôner Tesla et de s’emparer de la première place mondiale. Le conseil d’administration se réunit ce jour pour approuver ces comptes.
Cependant, les attentes pour le dernier trimestre sont modérées. Les analystes anticipent un recul du chiffre d’affaires et du bénéfice. Ce ralentissement trouve son origine sur le marché chinois, où les ventes se sont effondrées de 65% au mois de février. Ce reflux brutal est une conséquence directe du rétablissement, au 1er janvier, d’une taxe à l’achat de 5% sur les véhicules électriques. De nombreux clients ayant anticipé leur commande en 2025, un trou d’air s’est logiquement créé.
L’export, pilier de la résilience et moteur de la croissance
Face à cette faiblesse locale, l’activité internationale fait office de rempart solide. Pour la première fois, en février, les livraisons à l’étranger ont dépassé celles réalisées en Chine. Les exportations, en progression de plus de 50%, amortissent efficacement le ralentissement domestique et constituent le principal moteur de la croissance du groupe.
Cette stratégie globale s’accompagne d’une offensive ambitieuse en Europe, où BYD accélère son déploiement. La marque prévoit d’y installer pas moins de 3 000 stations de recharge ultrarapide d’ici fin 2026. La Pologne sera le premier pays équipé, avec des bornes affichant une puissance pouvant atteindre 1 000 kilowatts. Cette infrastructure vise à soutenir le lancement de modèles premium, à l’image du Denza Z9GT qui sera officiellement dévoilé pour le marché européen à Paris le 8 avril prochain.
La nouvelle génération de batteries du constructeur promet une recharge de 10 à 70% en seulement cinq minutes sur ces stations dédiées. Une ombre au tableau technique persiste néanmoins : la capacité du standard de recharge européen CCS2 à gérer de tels flux de puissance en conditions réelles reste une question ouverte. Malgré cela, les analystes de Deutsche Bank voient dans ce développement d’un écosystème propriétaire un avantage concurrentiel décisif. Ils tablent sur des ventes mondiales de 4,9 millions d’unités pour BYD en 2026.
Un contexte géopolitique et une reprise boursière favorables
Sur les marchés financiers, la stratégie du groupe commence à être récompensée. L’action cotée à Hong Kong a enregistré une hausse de près de 12% sur le mois de mars. Cette reprise est techniquement significative, le titre ayant retrouvé un cours au-dessus de ses moyennes mobiles importantes après la vente massive du début d’année 2026.
Elle est également soutenue par des facteurs externes. Le choc pétrolier lié aux tensions géopolitiques autour de l’Iran rend les véhicules électriques soudainement plus attractifs aux yeux des consommateurs. Les indicateurs publiés aujourd’hui – les marges, les flux de trésorerie et, surtout, les perspectives données par la direction pour 2026 – fourniront le catalyseur déterminant pour la prochaine phase d’évolution du titre.
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