L’action du constructeur automobile chinois BYD bénéficie d’un regain d’optimisme, porté par une évolution significative dans le dossier des droits de douane entre l’Union européenne et la Chine. Alors qu’un compromis inattendu semble émerger, redéfinissant les perspectives d’expansion sur le Vieux Continent, le marché domestique présente, lui, un tableau plus contrasté avec un resserrement des conditions de soutien public.
Un compromis se dessine pour éviter l’escalade tarifaire
Un revirement stratégique se profile dans l’approche de Bruxelles à l’égard des fabricants chinois de véhicules électriques. La Commission européenne indique en effet sa volonté de s’éloigner des droits de douane supplémentaires instaurés en 2024, leur préférant une solution fondée sur des engagements en matière de prix. Cette orientation, fruit de discussions approfondies, offre désormais aux industriels chinois la possibilité de formuler des propositions concrètes pour contourner les mesures punitives.
Le principe retenu repose sur l’établissement de prix d’importation minimaux contraignants, destinés à neutraliser l’avantage conféré par les subventions d’État. La Chambre de commerce chinoise auprès de l’UE a salué cette initiative, y voyant une manière d’opérer un « atterrissage en douceur » dans ce conflit commercial. Pour BYD, cette issue préserve l’accès au marché européen sans que ses marges ne soient immédiatement érodées par de lourdes barrières tarifaires.
Le marché chinois : un contexte national qui se complexifie
Si les nouvelles venues d’Europe sont encourageantes, le paysage en Chine devient plus exigeant. La concurrence y reste féroce, marquée par des guerres de prix et des surcapacités de production. Une évolution notable des politiques de soutien gouvernementales vient en outre durcir l’environnement des affaires.
Plusieurs mesures clés ont été modifiées :
* Les avantages fiscaux centraux pour l’achat de véhicules électriques ont été réduits de moitié depuis janvier 2026.
* Le système de prime à la conversion a été revu, passant d’un montant forfaitaire à un rabais calculé en pourcentage.
Ce nouveau modèle s’avère moins intéressant pour les véhicules d’entrée de gamme, impactant ainsi davantage les constructeurs à fort volume comme BYD. Pour l’année 2026, l’enjeu principal se déplace donc de la seule croissance des volumes vers la défense de la rentabilité dans un écosystème de plus en plus complexe.
Transparence contre accès : les nouvelles règles du jeu en Europe
La voie du compromis esquissée par l’UE n’est toutefois pas sans contreparties. En échange d’une exemption tarifaire, la Commission exige une transparence accrue sur les opérations des entreprises. Les exigences dépassent le simple cadre des prix et visent une inspection approfondie des structures commerciales.
Parmi les conditions centrales figurent :
* La divulgation complète des canaux de distribution et de vente.
* La clarification des éventuels mécanismes de subventions croisées.
* La communication détaillée des projets d’investissement sur le sol européen.
Il appartiendra ensuite aux autorités européennes d’évaluer si ces engagements offrent un niveau de protection équivalent à celui des droits de douane initialement prévus pour l’industrie locale. Cette période de négociation reste donc déterminante pour l’avenir des exportations de BYD vers l’Europe.
Publicité
Actions BYD: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de BYD et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de BYD entièrement gratuite : En savoir plus ici !

