Le constructeur automobile chinois, qui a détrôné Tesla en 2025 en tant que leader mondial des véhicules 100% électriques, ne compte pas s’arrêter là. Sa stratégie s’accélère sur deux fronts principaux, visant à consolider sa position dominante. Les prochains mois seront décisifs pour juger de l’efficacité de cette double manœuvre.
Une base opérationnelle solide pour une expansion agressive
Le groupe dispose d’un socle robuste pour soutenir ses ambitions. Ses résultats de l’année 2025 en témoignent : avec plus de 2,2 millions de véhicules électriques à batterie (BEV) écoulés, il a devancé son rival américain Tesla, confronté à un recul des ventes. Au total, ce sont environ 4,6 millions de véhicules à nouvelle énergie (NEV) qui ont trouvé preneur. Coté à la Bourse de Hong Kong, le titre clôturait hier à 98,50 HKD. Compte tenu des perspectives de croissance et d’un ratio cours/bénéfice (P/E) estimé à 16,4 pour 2026, cette valorisation apparaît modérée.
L’Europe, un marché clé soutenu par les subventions
Le Vieux Continent constitue un axe de développement prioritaire. BYD entend profiter pleinement du nouveau programme de soutien allemand, doté d’un budget d’environ 3 milliards d’euros jusqu’en 2029, qui accorde une prime pouvant atteindre 6 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique. Pour capter cette demande stimulée par les aides publiques, le constructeur prévoit de doubler son réseau de distribution européen d’ici fin 2026, pour atteindre près de 2 000 points de vente. L’objectif est clair : s’emparer de parts de marché significatives dans ce segment désormais revitalisé.
Réactivité exemplaire en Amérique du Sud
Parallèlement, BYD démontre une agilité remarquable pour saisir les opportunités émergentes. La preuve a été apportée récemment en Argentine : le navire BYD Changzhou a accosté dans le port de Zárate aux alentours du 20 janvier avec une cargaison massive de plus de 5 800 véhicules électriques et hybrides. Cette livraison record intervient en réaction immédiate à l’assouplissement réglementaire argentin, qui autorise désormais l’importation de véhicules électrifiés. Cette opération logistique hors norme souligne la capacité du groupe à investir un marché dès son ouverture.
Les défis à venir et les indicateurs à surveiller
La prochaine étape pour BYD réside dans l’augmentation de ses exportations. L’entreprise vise l’export de 1,3 million d’unités en 2026, une diversification essentielle pour contrebalancer d’éventuelles barrières commerciales locales, comme celles observées sur des marchés tels que le Canada. Pour les investisseurs, le taux d’exportation sera donc un indicateur clé à suivre. La première vérification financière de cette stratégie interviendra avec la publication des résultats trimestriels fin mars, qui révéleront si le dynamisme opérationnel du début d’année se traduit également dans les comptes.
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