L’avionneur français Dassault Aviation essuie un échec commercial significatif sur le continent sud-américain. Contre toute attente, la Colombie a finalement choisi l’avion de combat suédois Gripen, rejetant l’offre pour le Rafale. Cette décision intervient alors que le contrat, estimé à environ 3,2 milliards d’euros, semblait promis au constructeur tricolore. L’épisode souligne le poids déterminant des calculs géopolitiques dans ce secteur, souvent plus influents que les seuls arguments techniques ou financiers.
Pourtant, la proposition française apparaissait compétitive, avec un montant évalué à 2,96 milliards d’euros, incluant des appareils déjà éprouvés en opérations et des options de financement avantageuses. Le choix colombien illustre la complexité des marchés de la défense, où les alliances stratégiques peuvent primer sur le rapport qualité-prix.
Une demande mondiale robuste, portée par l’Inde
Ce contretemps régional ne remet pas en cause la dynamique globale du Rafale. La demande internationale reste soutenue, avec l’Inde comme client pivot. New Delhi a récemment autorisé l’acquisition de 114 nouveaux avions de combat, dont une large partie sera assemblée localement, renforçant ainsi les liens industriels. Parallèlement, la marine indienne prévoit l’achat de 31 Rafale M. Ces commandes de volume assurent à Dassault Aviation une visibilité à long terme et une charge de travail stable pour ses lignes d’assemblage, atténuant l’impact des revers ponctuels.
Sur les marchés financiers, l’annonce colombienne a été absorbée sans heurt. Le titre a même atteint, vendredi dernier, un plus haut sur un an à 358,20 euros. Sur une période de douze mois, l’action affiche une progression supérieure à 47 %, reflétant la confiance des investisseurs dans le carnet de commandes bien rempli du groupe. Une prudence technique est toutefois de mise, l’indicateur RSI se situant à 64,2 et approchant de la zone de surachat.
Le FCAS, un projet européen en quête de consensus
Sur le front des coopérations, les défis persistent. Le programme futuriste FCAS (Future Combat Air System), mené en partenariat avec l’Allemagne, peine à trouver un équilibre. Des divergences subsistent quant au leadership industriel sur le développement du nouvel avion de combat. Dassault Aviation maintient fermement sa revendication de piloter ce volet, tandis qu’Airbus, représentant les intérêts allemands, avance des prétentions similaires. Ces tensions pourraient impacter le calendrier de cette initiative clé pour la défense aérienne européenne.
Les prochains rendez-vous financiers sous surveillance
L’évolution du cours pourrait trouver de nouveaux catalyseurs dans les prochaines publications du groupe. Le 4 mars 2026, Dassault Aviation dévoilera ses résultats annuels pour l’exercice 2025. Les analystes scruteront notamment la marge opérationnelle et le niveau du carnet de commandes. Ensuite, l’assemblée générale annuelle, prévue le 13 mai 2026, offrira l’occasion à la direction de préciser sa vision stratégique, dans le sillage de ce revers colombien.
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