Les dernières actualités concernant Dassault Aviation sont porteuses d’un double signal. D’une part, le constructeur aéronautique a publié cette semaine des résultats opérationnels solides et révisé ses prévisions à la hausse. D’autre part, des informations émanant de sources médiatiques font état d’avancées significatives dans des discussions avec l’Inde. Si cette conjonction offre un soutien immédiat à l’action, la vigilance reste de mise sur le segment civil.
Des performances opérationnelles au-dessus des attentes
L’entreprise a affiché des livraisons robustes pour l’année 2025. Dans le domaine militaire, elle a surpassé son objectif en livrant 26 avions de combat Rafale, contre une cible de 25. Sur le marché des jets d’affaires, 37 appareils Falcon ont été remis à leurs clients, un chiffre qui se situe dans le haut de la fourchette prévisionnelle fixée entre 35 et 40 unités.
Conséquence directe de ces bons chiffres, la direction a procédé à une révision à la hausse de son anticipation de chiffre d’affaires pour l’exercice 2025, le portant désormais à plus de 7 milliards d’euros. Le marché a réagi favorablement à cette annonce, propulsant le titre d’une progression supérieure à 4% pour un cours de clôture avoisinant les 309 euros.
L’horizon indien : un potentiel transformateur
Les perspectives pourraient être durablement redessinées par un contrat d’envergure. Selon des rapports parus ce week-end, les négociations entre la France et l’Inde dans le cadre du programme MRFA se sont intensifiées. Un marché portant sur 114 Rafale serait en discussion, avec Dassault Aviation présenté comme le favori.
La clé de l’impact économique réside dans les modalités de production locale. Le partenaire indien Tata Advanced Systems envisagerait une intégration locale pouvant atteindre 60% de la valeur. Un site de production à Hyderabad pourrait assembler jusqu’à 24 cellules par an à partir de l’exercice 2028. Un tel accord assurerait une visibilité à long terme pour les lignes d’assemblage du Rafale.
Entre optimisme et prudence : l’analyse du marché
Toutefois, le tableau n’est pas sans nuances. Peu avant la publication des résultats, la société de recherche Bernstein a assombri son point de vue. Elle a rétrogradé sa recommandation sur l’action de « Outperform » à « Market Perform », tout en abaissant son objectif de cours à 310 euros. Les analystes invoquent principalement les pressions sur les marges dans le business des Falcon, soumis à une concurrence accrue et à l’inflation des coûts.
Ainsi, le scénario pour l’actionnaire repose sur un équilibre délicat. D’un côté, les opportunités structurelles offertes par le programme Rafale, potentiellement renforcées par un méga-contrat indien. De l’autre, les risques à court terme pesant sur la rentabilité du segment civil.
Les prochains catalyseurs de cours seront donc :
– Une confirmation officielle de la commande indienne, qui sécuriserait le carnet de commandes.
– L’évolution de la pression sur les marges des jets d’affaires Falcon, qui pèserait sur la croissance des bénéfices.
D’un point de vue technique, une consolidation durable au-dessus du niveau des 315 euros serait interprétée comme un signal haussier net. La prochaine échéance financière majeure, prévue le 4 mars 2026 avec la publication des résultats détaillés, apportera des éléments concrets pour trancher entre ces deux dynamiques.
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