DroneShield multiplie les annonces industrielles sans parvenir à convaincre la Bourse. Le groupe australien spécialisé dans la lutte antidrone a livré et mis en service ses systèmes DroneSentry-X Mk2 sur des Infantry Squad Vehicles dans le cadre du programme JIATF-401 de l’armée américaine, avant d’élargir ce contrat de trois unités supplémentaires. En parallèle, l’entreprise a ouvert un centre de recherche et développement à Adélaïde et intégré un laser à haute énergie à sa plateforme DroneSentry. À la clôture de vendredi, le titre s’échangeait à 1,01 euro, en recul de 44 % depuis le début de l’année.
Un déploiement express sur les véhicules d’infanterie
La montée en puissance du programme JIATF-401 s’est jouée en un temps record. Entre la passation de la commande initiale et la mise à disposition des systèmes, puis leur premier emploi sur le terrain, il aura fallu environ 80 jours. Les tests de réception ont été menés à bien et le personnel opérateur a été formé, ce qui a permis d’atteindre la capacité opérationnelle initiale des équipements montés directement sur les véhicules.
L’aventure ne s’arrête pas là. Un avenant au contrat prévoit la fourniture de trois unités additionnelles du DroneSentry-X Mk2, destinées à être installées sur les Infantry Squad Vehicles. Cette intégration sur des plateformes existantes des forces armées vise à éprouver les systèmes en conditions réelles et illustre la mobilité recherchée pour la lutte antidrone au plus près des unités tactiques.
Adélaïde renforce la base technologique
Sur le front industriel, DroneShield a officialisé l’ouverture d’un site de recherche et développement dans sa ville d’Adélaïde. Cette implantation élargit la présence du groupe sur son marché domestique et couvre un spectre technologique plus large, de la détection aux interfaces ouvertes jusqu’aux différents systèmes d’interception. Les travaux porteront sur la prochaine génération de technologies de lutte antidrone et de guerre électronique.
Le laser Fractl greffé sur DroneSentry
Pour compléter ses capacités, l’entreprise s’appuie aussi sur des partenaires externes. La pièce maîtresse de cette stratégie réside dans l’intégration du laser à haute énergie Fractl au sein de la plateforme DroneSentry. L’objectif : réunir dans un même environnement opérationnel la détection radiofréquence, les logiciels dopés à l’intelligence artificielle, la fusion de capteurs et l’énergie dirigée. Cette combinaison doit permettre de piloter et de coordonner les systèmes de défense depuis une interface unique.
Une valorisation toujours à la traîne
Les marchés financiers, eux, restent de marbre face à ces avancées. Le cours de 1,01 euro se situe sous la moyenne mobile à 50 jours, établie à 1,16 euro, et très loin du plus haut sur 52 semaines de 3,79 euros. L’écart entre les livraisons effectives — dont les trois unités supplémentaires prévues pour les Infantry Squad Vehicles — et la valorisation boursière traduit la prudence des investisseurs.
Ces derniers attendent surtout la concrétisation des commandes en cours. La question centrale pour la suite du parcours boursier sera de savoir si les intégrations technologiques et les nouveaux sites de développement parviennent à générer une demande plus large et, in fine, des contrats de suivi.
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