DroneShield continue d’étoffer son dispositif. Le spécialiste de la lutte antidrone a inauguré ce jeudi un nouveau site de recherche et développement à Adélaïde, en Australie, une implantation qui vise à renforcer ses capacités de conception sur son marché domestique. L’entreprise répond ainsi à une demande croissante de capteurs et de traitement du signal pour détecter puis neutraliser les aéronefs sans pilote.
Cette montée en puissance industrielle intervient après une série d’avancées opérationnelles et de partenariats technologiques. Il y a un peu plus d’un mois, le groupe a annoncé l’élargissement de son architecture ouverte de contre-mesures, désormais compatible avec l’effet laser à haute énergie Fractl développé par son partenaire AIM Defence. Objectif affiché : compléter son catalogue avec des armes à énergie dirigée.
Le DroneSentry-X Mk2 franchit une étape sur les véhicules de l’US Army
Sur le front militaire, DroneShield a bouclé l’installation et la réception officielle de ses systèmes antidrone DroneSentry-X Mk2 sur les Infantry Squad Vehicles des forces américaines. L’opération s’est déroulée dans le cadre du programme de la Joint Interagency Task Force 401, et son achèvement permet aux unités concernées d’atteindre leur capacité opérationnelle initiale.
Ces équipements embarqués assurent la détection des drones ainsi que la mise en œuvre de contre-mesures électroniques. Leur intégration sur les véhicules légers s’inscrit dans une démarche progressive : une modification contractuelle prévoit déjà l’équipement de trois unités supplémentaires.
En parallèle, l’architecture modulaire de DroneShield s’enrichit. Jusqu’ici articulée autour de la détection radiofréquence, de la guerre électronique et des systèmes de commandement et de situation, elle accueille désormais l’énergie dirigée. La plateforme reste ouverte, de façon à pouvoir intégrer de futurs capteurs et effecteurs. Ce dispositif combiné s’adresse dans un premier temps à une clientèle ciblée de militaires et d’administrations.
Rebecca Lowde prend les rênes financières
La gouvernance financière évolue également. DroneShield a nommé Rebecca Lowde au poste de directrice financière. Forte de plus de trente ans d’expérience dans la direction financière internationale, elle a notamment occupé les fonctions de CFO chez Afterpay et chez MYOB.
Le titre reste loin de ses sommets
Ces développements ne se traduisent pas encore par une embellie boursière. L’action DroneShield s’échange à 1,02 euro, après une clôture à ce même niveau la veille. Depuis le 1er janvier, le titre abandonne 43 %. Rapporté au plus haut sur 52 semaines, fixé à 3,79 euros, l’écart atteint 73 %.
Les investisseurs scrutent surtout la vitesse à laquelle les nouvelles capacités de développement d’Adélaïde et les intégrations chez les clients militaires se transformeront en revenus effectifs.
Publicité
Actions DroneShield: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de DroneShield et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de DroneShield entièrement gratuite : En savoir plus ici !

