Le spécialiste australien de la lutte anti-drones a décroché une nouvelle récompense pour l’une de ses plateformes logicielles, sans que cela ne suffise à soutenir son cours de Bourse. Mercredi, le titre DroneShield a cédé 2,1 % pour terminer la séance à 1,03 euro, sans qu’aucun élément propre à l’entreprise n’explique ce repli. En cours de journée, la valeur s’affichait encore à 1,04 euro, en baisse de 1,5 %.
La veille, la société avait annoncé que son Access Portal avait été primé lors des Australian Good Design Awards, dans la catégorie dédiée au design de service. Le jury a salué les fonctionnalités de la plateforme en matière d’accès client, d’administration des systèmes et d’accompagnement des utilisateurs. DroneShield a toutefois précisé que cette distinction n’entraînait ni commandes nouvelles, ni effet sur le chiffre d’affaires ou le résultat. Aucun détail financier sur cette solution logicielle n’a été communiqué.
Un basculement progressif vers les revenus récurrents
Cette récompense intervient alors que l’entreprise étoffe son offre de services numériques. Début octobre, elle a lancé à l’échelle mondiale Mission Ready Services, un abonnement annuel qui regroupe mises à jour logicielles, assistance technique, formation en ligne et interactions numériques avec la clientèle. Lors de cette présentation, DroneShield indiquait que plus de 4 100 appareils compatibles avec ses logiciels étaient déjà déployés dans le monde. Les conditions financières de ce programme n’ont pas été dévoilées.
Ce virage vers les prestations récurrentes répond à une réalité bien connue du secteur de l’armement : les ventes de matériel dépendent de cycles d’acquisition publics irréguliers. En misant sur l’abonnement, le groupe cherche à monétiser en continu son parc d’équipements installés et à lisser ses recettes sur l’ensemble de l’exercice.
Le programme JIATF-401, principal moteur potentiel
L’essentiel du volume d’affaires reste néanmoins suspendu aux grands programmes de défense. Il y a une semaine environ, DroneShield a intégré le programme d’acquisition JIATF-401 Domestic Shield, une annonce suivie d’un recul de 6,5 % du titre. Ce contrat-cadre, conclu selon la procédure américaine IDIQ, court sur trois ans et affiche un plafond global pouvant atteindre 500 millions de dollars. Il ne constitue qu’une voie d’accès aux marchés publics et n’offre aucune garantie de commandes fermes à l’entreprise. La direction a indiqué qu’elle publierait séparément chaque contrat significatif.
Des mouvements à la direction et au conseil
Sur le plan de la gouvernance, plusieurs changements ont été confirmés. Candice Driver a pris les fonctions de Joint Company Secretary, succédant à Carla Balanco, Paul Cenoz conservant pour sa part ses responsabilités. Par ailleurs, la nomination de Lynne Saint en qualité d’administratrice indépendante non exécutive a été rendue publique il y a une semaine. Elle doit prendre ses fonctions le 24 novembre 2026.
En Bourse, la prudence demeure de mise après plusieurs mois de repli. Le plus haut sur douze mois s’établit à 3,71 euros, tandis que la performance depuis le 1er janvier ressort en baisse de 42 %.
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