Le groupe énergétique français EDF a clôturé un exercice 2025 difficile, confronté à un environnement de prix en recul et à des défis opérationnels persistants. Ces facteurs ont pesé lourdement sur ses résultats financiers, qui se sont nettement dégradés par rapport à l’exercice précédent.
Des résultats financiers en retrait
Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 113,26 milliards d’euros pour l’année 2025, en baisse par rapport aux 118,69 milliards d’euros enregistrés en 2024. La contraction est plus prononcée au niveau du bénéfice net, lequel est tombé à 8,36 milliards d’euros, contre 11,40 milliards d’euros un an plus tôt. Une lueur d’optimisme provient néanmoins de la génération de trésorerie, le flux de trésorerie opérationnel se maintenant dans le vert à 9,6 milliards d’euros.
Le segment britannique d’EDF illustre particulièrement ces difficultés. Son EBITDA a chuté, passant de 2,9 milliards de livres sterling à 1,9 milliard. Cette détérioration s’explique par un double phénomène : une baisse d’environ 20 % des prix de l’énergie sur le marché et une baisse de 12 % de la production nucléaire du parc britannique du groupe, notamment impactée par l’indisponibilité de la centrale de Hartlepool.
Le projet Hinkley Point C, un fardeau financier récurrent
Le chantier du réacteur nucléaire Hinkley Point C au Royaume-Uni demeure une source majeure de préoccupations. EDF a annoncé un nouveau report de douze mois pour la mise en service du premier réacteur, désormais prévue pour 2030. Ce délai supplémentaire, lié à des retards dans les travaux électromécaniques, a conduit le groupe à enregistrer une dépréciation d’actifs de 2,5 milliards d’euros dans ses comptes.
Conséquence de ces aléas, le coût total estimé du projet, exprimé en valeur 2015, s’envole pour atteindre approximativement 35 milliards de livres sterling.
Stratégie de recentrage et perspectives d’investissement
Parallèlement, EDF poursuit la rationalisation de son portefeuille d’activités. Le groupe a finalisé la cession partielle de sa filiale spécialisée dans les centres de données, Exaion. L’américain MARA Holdings en a acquis 64 % du capital pour 168 millions de dollars, laissant EDF dans le rôle d’actionnaire minoritaire et de client.
Malgré ces contre-performances, la direction réaffirme ses ambitions de long terme. EDF prévoit ainsi d’investir 15 milliards de livres sterling sur le marché britannique au cours des trois prochaines années. La capacité du groupe à redresser la barre dépendra étroitement de la résolution des problèmes opérationnels dans ses centrales existantes et de la stabilisation du calendrier du chantier phare de Hinkley Point C.
Publicité
Actions EDF: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de EDF et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de EDF entièrement gratuite : En savoir plus ici !

