Une phase de consolidation s’est engagée sur le marché de l’argent, suite à l’envolée spectaculaire qui l’a porté à un niveau sans précédent. Le cours a en effet atteint mardi un record absolu à 95,87 dollars l’once, avant de se replier d’environ 3,6% pour évoluer sous la barre des 92 dollars. Ce mouvement de correction intervient dans un contexte d’apaisement des tensions géopolitiques et de regain d’appétit pour les actifs risqués.
Un contexte géopolitique qui s’éclaircit
Le reflux actuel est directement lié à un changement de ton de la part de l’administration américaine. Le président Donald Trump a en effet annoncé, depuis Davos, le retrait des menaces de droits de douane visant plusieurs pays européens. Il a également exclu tout recours à la force militaire dans le différend concernant le Groenland, évoquant plutôt un accord-cadre avec l’OTAN. Cette détente a provoqué un rallye vigoureux sur les places boursières, le Dow Jones gagnant 722 points. En conséquence, les flux de capitaux se sont détournés des valeurs refuges traditionnelles, comme l’argent, pour se rediriger vers les actions.
Cette correction technique fait suite à une hausse phénoménale de 148% depuis le début de l’année 2025 et de 198% sur un an. Elle reflète des prises de bénéfices massives après une telle performance.
Les fondamentaux structurels restent ultra-solides
Au-delà de cette volatilité de court terme, les facteurs sous-jacents qui ont alimenté la hausse restent pleinement valables. Le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande demeure le principal moteur.
Les éléments clés à retenir :
* Le marché enregistre son quatrième année consécutive de déficit global de l’offre.
* Le déficit cumulé sur cette période atteint 678 millions d’onces.
* La demande industrielle absorbe désormais 60% de la production annuelle mondiale.
* La capitalisation boursière de l’argent s’élève à 5 350 milliards de dollars, ce qui en fait le deuxième actif le plus important au monde, derrière l’or (32 500 milliards) mais devant des géants technologiques comme NVIDIA (4 530 milliards), Apple ou Microsoft.
* Le ratio papier/physique sur les marchés à terme atteint un niveau extrême de 356 pour 1, indiquant une sur-représentation des contrats dérivés par rapport au métal physique disponible.
* Les positions vendeuses des banques, évaluées à 4,4 milliards de dollars, nécessiteraient plusieurs années de production minière pour être couvertes physiquement.
Les raffineries, comme celle de Dillon Gage au Texas, fonctionnent à capacité maximale, en activité 24 heures sur 24, sans pourvoir combler ce déficit persistant.
Une dynamique de marché hybride
La pression acheteuse actuelle est en partie portée par un mouvement des investisseurs particuliers, notamment en Chine, en Indie et au Moyen-Orient, créant un effet de squeeze. Contrairement à l’épisode des « meme stocks » en 2021, cette dynamique s’appuie sur des fondamentaux solides et une rareté tangible.
La politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui devrait maintenir des taux stables jusqu’à la fin du mandat de son président Jerome Powell en mai, pourrait exercer une pression à la baisse à court terme, surtout si les marchés actions continuent de progresser. Cependant, la pénurie physique constitue un plancher solide pour les cours. Toute reprise des tensions, que ce soit sur le front monétaire ou commercial, pourrait rapidement propulser le métal blanc vers le seuil psychologique des 100 dollars l’once.
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