Lundi, le marché de l’or a écrit une nouvelle page de son histoire en établissant un record absolu au-delà de 4 600 dollars l’once. Cette poussée haussière, qui s’inscrit dans un contexte géopolitique et institutionnel particulièrement tendu, démontre le regain d’attrait pour les valeurs refuges.
Les chiffres clés de la séance :
- Cours spot culminant à 4 604 dollars, en hausse de 2,54 % sur la journée.
- Une appréciation de 6,6 % depuis le début de l’année.
- Le contrat à terme pour février a touché un plus haut à 4 612,40 dollars.
- L’argent métal a connu une envolée parallèle de plus de 7 %, atteignant 84,61 dollars.
- L’indice du dollar a reculé à 98,77 points, perdant 0,36 %.
Une tempête parfaite pour les métaux précieux
Deux facteurs principaux, l’un institutionnel et l’autre géopolitique, alimentent la forte demande.
Sur le front américain, l’annonce d’une enquête du ministère de la Justice visant le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a semé le trouble. Les accusations liées à des déclarations supposées erronées concernant des travaux immobiliers sont secondaires pour les investisseurs. Ce qu’ils perçoivent, c’est une remise en question sans précédent de l’indépendance de la banque centrale. Cette politisation potentielle de la politique monétaire érode la confiance dans le dollar, incitant les capitaux à se rediriger vers des actifs tangibles comme l’or.
Parallèlement, la situation internationale se dégrade. La recrudescence des manifestations en Iran, faisant état d’au moins 648 victimes, crée des craintes d’une instabilité régionale élargie. Ce foyer de tension s’ajoute à la guerre persistante en Ukraine et aux troubles politiques au Venezuela, amplifiant la demande pour une couverture contre les risques systémiques.
Dynamique technique et perspectives
La rupture décisive de la barrière des 4 600 dollars efface les résistances techniques précédentes. Les analystes chartistes envisagent désormais une nouvelle zone cible. La Société Générale identifie par exemple un objectif potentiel entre 4 687 et 4 740 dollars.
Les indicateurs techniques soutiennent cette dynamique, avec un RSI à 57,7 laissant envisager une poursuite de la tendance. Sur le très long terme, le seuil des 5 000 dollars devient un horizon de plus en plus crédible. L’investisseur Danny Moses, rendu célèbre par le film « The Big Short », évoque même une possibilité de doublement des cours. Son argument s’appuie sur l’appétit soutenu des banques centrales, qui restent des acheteurs nets majeurs. Goldman Sachs anticipe des achats mensuels d’environ 80 tonnes par ces institutions d’ici 2026.
Cet environnement profite également aux mineurs. À Londres, l’action du producteur Fresnillo a ainsi grimpé de 7,5 %, reflétant l’optimisme sur le secteur.
En résumé, tant que les incertitudes autour du mandat de la Fed persisteront et que les tensions géopolitiques demeureront vives, le vent restera porteur pour le métal jaune. La conjonction actuelle d’un dollar sous pression et d’une demande de sécurité élevée continue de tracer la voie vers de nouveaux sommets.
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