Dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu, les investisseurs se ruent vers les actifs refuges. Les conflits commerciaux et les frictions diplomatiques entre les États-Unis et l’Union européenne alimentent l’incertitude, propulsant le cours de l’or vers de nouveaux sommets. La banque Goldman Sachs, estimant que cette dynamique est loin d’être épuisée, a considérablement revu à la hausse ses prévisions.
- Un record absolu : La clôture d’hier a établi un nouveau plus haut historique à 4.939,20 dollars américains.
- Performance annuelle : Depuis le début de l’année, le métal précieux a déjà enregistré une hausse de 13,75 %.
- Objectif rehaussé : Les analystes de Goldman Sachs ont porté leur prix cible à 5.400 dollars.
Un environnement macroéconomique porteur
La perspective de nouvelles baisses des taux directeurs par la Réserve fédérale américaine au second semestre 2026 conforte également le marché. En réduisant le coût d’opportunité de détenir un actif non rémunéré, des taux réels plus bas créent un cadre favorable pour l’or. Selon la London Bullion Market Association, si les tensions géopolitiques persistent, les prévisions de cours au-delà des 5.000 dollars pourraient se concrétiser rapidement.
La défiance, moteur des achats
La récente flambée des cours trouve son origine dans des annonces concrètes : les menaces de nouveaux droits de douane américains et l’escalade du différend concernant le Groenland. Ces incertitudes ont pesé sur l’indice dollar, le faisant chuter à son plus bas niveau depuis plusieurs semaines, ce qui renforce mécaniquement l’attractivité de l’or pour les investisseurs internationaux. Comme l’explique Kyle Rodda de Capital.com, on assiste à une possible rupture durable de confiance dans les actifs américains, provoquant un transfert de capitaux vers les valeurs tangibles.
Les banques centrales, acheteurs structurels
Au-delà des investisseurs privés, les banques centrales constituent un pilier de la demande. Leur mouvement de diversification des réserves, au détriment du dollar américain, se poursuit sans relâche, en particulier dans les pays émergents. Rien qu’en novembre, la banque nationale de Pologne a ajouté 12 tonnes à ses coffres, suivie par celles du Brésil et de l’Ouzbékistan. Sur l’ensemble de la période jusqu’en novembre 2025, les achats nets des instituts d’émission ont atteint près de 300 tonnes. Cette demande institutionnelle soutient une base solide, susceptible d’amortir d’éventuels replis à court terme.
La conviction renforcée de Goldman Sachs
Face à cette conjoncture, Goldman Sachs a procédé à une révision significative de son scénario. Son objectif de prix pour fin d’année est désormais fixé à 5.400 dollars, contre 4.900 auparavant, soit une hausse de plus de 10%. La banque justifie cet optimisme par un rééquilibrage structurel des portefeuilles : les gérants de fortune privés et les hedge funds augmentent massivement leur allocation en or pour se prémunir contre les risques politiques globaux. Cette tendance est clairement visible dans les flux nets vers les ETF dédiés, qui ont augmenté d’environ 500 tonnes depuis janvier 2025.
Publicité
Gold: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de Gold et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de Gold entièrement gratuite : En savoir plus ici !

