Le géant du luxe est sous pression. Alors que le groupe procède à des nominations stratégiques au sein de ses maisons, le marché financier, lui, ne regarde qu’une chose : la chute vertigineuse du titre. Une vague de ventes massive, alimentée par des craintes sectorielles et des événements défavorables, a entraîné le cours dans le rouge et fait vaciller ses niveaux de support techniques clés.
- Cours de clôture (veille) : 635,10 €
- Performance sur 7 jours : -15,66 %
- RSI (14 jours) : 30,9
- Écart au plus haut de l’année : -16,10 %
Un contexte technique alarmant
L’analyse graphique du titre LVMH peint un tableau préoccupant. La baisse de plus de 15% enregistrée sur la seule semaine écoulée a clairement inversé le momentum en faveur des vendeurs. L’indicateur technique RSI (Relative Strength Index), qui affiche 30,9, frôle désormais le seuil de survente, témoignant de l’intensité des récentes liquidations. Toute reprise semblerait compromise à court terme, le cours se heurtant à des résistances majeures, à commencer par sa moyenne mobile à 50 jours située autour de 643,15 euros.
Cette faiblesse technique reflète une nervosité des investisseurs qui dépasse largement les fondamentaux opérationnels immédiats du groupe.
Des nouvelles stratégiques noyées dans une marée rouge
Dans ce climat, les annonces de gestion interne passent presque inaperçues. LVMH a pourtant récemment nommé Amandine Ohayon au poste de directrice générale de sa maison Givenchy. Cette manager, précédemment en poste chez Stella McCartney, prend ses fonctions à un moment complexe pour le secteur. Pourtant, ce mouvement stratégique, destiné à adapter le groupe aux évolutions de la demande mondiale, n’a suscité aucun enthousiasme en Bourse. Les acteurs du marché, focalisés sur les perspectives macroéconomiques incertaines pesant sur le luxe, ignorent pour l’instant ces signaux d’adaptation.
Le poids des mauvaises nouvelles
À la morosité générale du secteur s’ajoute un facteur spécifique de mauvaise publicité. Un grave accident ferroviaire survenu au Pérou, impliquant la filiale Belmond de LVMH, a généré des titres négatifs. Si l’impact financier direct pour le conglomerat reste probablement marginal, ce type d’événement augmente le risque réputationnel, ou « headline risk ». Dans un environnement de marché déjà tendu, les algorithmes de trading et les investisseurs à courte vue réagissent vivement à cette perception négative, accentuant la pression à la vente.
Le prochain point d’attention pour les investisseurs sera la publication des résultats du quatrième trimestre, attendue en février. En l’absence d’un rebond inattendu sur le crucial marché asiatique ou d’une amélioration sensible de l’actualité, le titre pourrait bien rester sur la défensive dans un avenir proche.
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