L’assemblée générale annuelle de Novo Nordisk, tenue hier, a été le théâtre d’un vif mécontentement de la part des investisseurs. La direction du groupe pharmaceutique danois a dû faire face à des questions pressantes, sur fond de chute boursière persistante et d’une prévision de chiffre d’affaires pour l’exercice en cours décevante. Alors qu’un nouvel accord sur les prix aux États-Unis pèse lourdement sur la rentabilité des blockbusters Wegovy et Ozempic, les espoirs se reportent désormais sur les prochaines autorisations de mise sur le marché.
Un programme de rachat et une dividende en hausse pour apaiser les actionnaires
Malgré un climat tendu, les résolutions soumises au vote ont été adoptées. Les actionnaires ont notamment approuvé une augmentation de la dividende totale pour l’exercice écoulé de 2,6%, portant son montant à 11,70 couronnes danoises par titre. Ce paiement correspond à un taux de distribution légèrement relevé, avoisinant les 51%. Sur le plan de la gouvernance, l’entreprise mise sur un équilibre entre stabilité et renouvellement : Lars Rebien Sørensen a été reconduit dans ses fonctions de président du conseil de surveillance, lequel a été élargi avec l’entrée de trois nouveaux membres.
Parallèlement, Novo Nordisk poursuit activement son programme de rachat d’actions, doté d’une enveloppe pouvant atteindre 15 milliards de couronnes. Pour soutenir le cours en cette période de faiblesse, près de 7,8 millions d’actions avaient déjà été rachetées au 20 mars.
L’ombre portée d’un accord tarifaire américain
La frustration des actionnaires se lit dans la performance boursière récente. Depuis le début de l’année, le titre a cédé près de 29% de sa valeur, clôturant jeudi à 31,84 euros. Ce repli s’explique principalement par un revirement stratégique majeur sur le marché américain. Un accord sur les prix conclu en novembre dernier avec le gouvernement américain réduit en effet le coût pour les patients de l’injection amaigrissante Wegovy et du médicament contre le diabète Ozempic, le faisant passer de plus de 1 000 dollars à 350 dollars par mois. En contrepartie, le laboratoire bénéficie d’une exemption de droits de douane d’une durée de trois ans.
Le PDG, Mike Doustdar, attribue à cet accord la responsabilité principale du recul anticipé du chiffre d’affaires. Pour l’année 2026, la direction table sur une baisse de 5 à 13%, un chiffre bien en deçà des attentes des analystes. La situation est par ailleurs compliquée par l’échec, à l’automne dernier, d’une tentative de rachat d’une start-up spécialisée dans l’obésité, finalement acquise par Pfizer.
La pipeline clinique, pilier de la stratégie de reconquête
Pour restaurer la confiance sur le plan opérationnel, la direction met désormais en avant son portefeuille de produits en développement. Le CEO Mike Doustdar fonde de grands espoirs sur le lancement prochain du traitement combiné CagriSema et de la thérapie contre l’hémophilie Mim8. Ces perspectives sont soutenues par l’attente des résultats d’études de phase 3 pour l’Etavopivat contre la drépanocytose et le Ziltivekimab pour les maladies rénales chroniques. Ces données, attendues au cours de l’année 2026, devraient apporter des impulsions concrètes pour une reprise fondamentale de la performance du groupe.
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