Nvidia renforce sa position dominante dans l’intelligence artificielle par une double opération financière d’envergure. Le géant des puces a officialisé ce lundi un investissement global de 25 milliards de dollars américains. Cette somme se répartit entre l’acquisition d’actifs de la jeune pousse Groq et une prise de participation significative chez Intel. Si la direction justifie ces mouvements par une stratégie de long terme visant à creuser son avance technologique, les investisseurs affichent une première réaction prudente face à l’ampleur des sorties de trésorerie.
Une évaluation qui résiste aux dépenses
Sur le marché, l’action Nvidia évolue quasiment à l’équilibre, cotée à 187,22 dollars, malgré l’annonce de ces investissements offensifs. Les observateurs attribuent cette réaction modérée à des prises de bénéfices après la forte hausse de fin d’année, ainsi qu’à un temps d’adaptation nécessaire pour digérer le choc de ces dépenses en cash. Fondamentalement, la demande pour les puces Blackwell de la société reste extrêmement soutenue, avec un carnet de commandes couvrant la production jusqu’à mi-2026.
D’un point de vue valorisation, les experts estiment que le titre ne présente pas de signes de surchauffe malgré ces engagements. Une comparaison sectorielle révèle que Nvidia conserve une évaluation attractive, affichant un ratio PEG (Price/Earnings to Growth) de 0,72. Ce chiffre contraste avec celui de concurrents comme Palantir, dont le ratio cours/bénéfice se situe dans une fourchette à trois chiffres.
La cible : le marché crucial de l’inférence
Le volet le plus stratégique de cette annonce concerne l’acquisition, pour environ 20 milliards de dollars en numéraire, de technologies et d’équipes du concurrent Groq. Cette manœuvre répond à une évolution fondamentale du secteur. Alors que Nvidia règne sans partage sur le training (entraînement) des modèles d’IA, le marché de l’inférence (l’exécution et l’application de ces modèles) gagne en importance et devient plus sensible aux coûts.
La technologie de « Language Processing Unit » (LPU) développée par Groq permet un traitement des données en temps réel, à la fois ultra-rapide et économique. Les analystes interprètent cet achat comme une mesure défensive visant à élargir le « fossé » concurrentiel. L’objectif est d’empêcher les hyperscalers, tels qu’Amazon ou Google, de développer leurs propres solutions en contournant l’écosystème de Nvidia. Jonathan Ross, fondateur de Groq et ancien ingénieur principal chez Google, rejoint également les rangs de Nvidia dans le cadre de cette transaction.
Une position avantageuse prise chez Intel
En parallèle, la société a confirmé la finalisation d’un investissement de 5 milliards de dollars chez Intel. Cet accord, conclu dès le mois de septembre dernier, permet à Nvidia d’acquérir environ 214,8 millions d’actions Intel. Le prix a été fixé à 23,28 dollars par titre, ce qui représente une décote notable par rapport à la valorisation boursière actuelle d’Intel.
Prochaines étapes et perspectives
L’attention des marchés se porte désormais sur l’intégration des technologies de Groq au sein de l’architecture Vera-Rubin, dont le lancement est prévu pour 2026. Le prochain événement clé sera la publication des résultats trimestriels fin février 2026. La direction y détaillera alors les synergies attendues de ces acquisitions. Pour leur part, les analystes maintiennent leurs objectifs de cours, qui s’échelonnent entre 252 et 262 dollars pour l’action Nvidia.
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