L’action Nvidia clôture la semaine portée par plusieurs dynamiques positives, allant des résultats solides de son partenaire TSMC à des partenariats stratégiques. Cependant, l’entreprise doit également composer avec un environnement géopolitique plus tendu et une concurrence qui s’intensifie. La question centrale demeure : le flux d’annonces favorables suffira-t-il à soutenir l’euphorie actuelle autour de l’intelligence artificielle ?
Un contexte technique robuste
D’un point de vue technique, le titre affiche une santé solide. Cotée à 187,05 dollars américains à la clôture de jeudi, la valeur évolue à seulement 2 % environ de son plus haut sur un an, établi à 190,53 dollars. Elle se maintient bien au-dessus de sa moyenne mobile sur 200 jours, située à 148,58 dollars.
Quelques indicateurs clés résument la situation :
– Performance sur 30 jours : +28,43 %
– Écart par rapport au plus bas annuel (86,28 dollars) : +116 %
– RSI (14 jours) : 63,0 (pas de signal de surachat extrême, mais une dynamique accrue)
– Volatilité sur 30 jours (annualisée) : 65,49 %
La configuration chartiste confirme une tendance haussière bien établie, même après une forte appréciation ces dernières semaines.
TSMC, un signal fort pour la demande future
Jeudi, Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSMC) a livré des résultats qui ont été perçus comme un signal extrêmement positif pour l’ensemble de la chaîne de valeur, Nvidia en tête. Le fondeur, qui produit les puces IA de Nvidia, a annoncé un chiffre d’affaires de 33,73 milliards de dollars pour le quatrième trimestre, en progression de 25,5 % sur un an. Sa bénéfice net a, quant à lui, bondi de 35 %.
L’élément le plus scruté par le marché fut toutefois la perspective. Le PDG C.C. Wei a insisté sur le caractère « réel » et durable de la demande en matériel dédié à l’IA. En conséquence, TSMC revoit significativement à la hausse ses investissements, les prévoyant désormais entre 52 et 56 milliards de dollars pour 2026, contre 40,9 milliards en 2025. Étant donné que Nvidia contribuerait à hauteur de 13 à 20 % du chiffre d’affaires de TSMC, ces prévisions de dépenses sont interprétées comme un indicateur indirect de commandes soutenues de la part de ses grands clients.
Les analystes ajustent leurs modèles
Réagissant à cet environnement, les analystes ont procédé à des réévaluations. Le 15 janvier, RBC Capital Markets a initié sa couverture de l’action avec une recommandation « Outperform » et un objectif de cours de 240 dollars. L’analyste Srini Pajjuri justifie cet optimisme par la position dominante de Nvidia dans le secteur de l’IA et estime que les craintes d’un ralentissement des investissements sont exagérées.
Le même jour, Rothschild & Co Redburn a également fait preuve d’un optimisme accru, relevant son objectif de 245 à 268 dollars. Par rapport au cours actuel, cela représenterait un potentiel de hausse théorique d’environ 40 %. Le consensus des analystes pour un horizon de 12 mois se situe autour de 255 dollars, une majorité d’entre eux recommandant l’achat.
Nvidia diversifie ses applications concrètes de l’IA
Au-delà des semi-conducteurs, Nvidia étend son influence à de nouveaux secteurs. Lors de la conférence J.P. Morgan Healthcare tenue le 15 janvier, l’entreprise a dévoilé un partenariat stratégique avec le géant pharmaceutique Eli Lilly. L’objectif est de créer un laboratoire de recherche en IA à San Francisco et d’y investir jusqu’à 1 milliard de dollars sur cinq ans.
Une collaboration avec Thermo Fisher Scientific a également été annoncée. Elle vise à intégrer les plateformes d’IA de Nvidia, telles que DGX Spark et NeMo, dans des solutions d’automatisation de laboratoire pour accélérer les processus scientifiques. Ces initiatives illustrent la volonté de l’entreprise de développer des sources de revenus au-delà de son cœur de métier historique, réduisant potentiellement sa dépendance à certains marchés.
Les vents contraires : géopolitique et concurrence
La face risquée du tableau s’est aussi précisée cette semaine. L’administration américaine a confirmé, le 15 janvier, l’application d’un droit de douane de 25 % sur les exportations vers la Chine des puces H200 de Nvidia. Si l’entreprise se félicite d’une certaine clarté réglementaire permettant de maintenir les livraisons, le cadre commercial est devenu nettement plus restrictif.
Parallèlement, la Chine envisagerait de son côté des limitations à l’acquisition de ces puces de haute performance par ses entreprises nationales, ce qui pourrait freiner les ventes sur un marché clé.
La pression concurrentielle s’accentue également. Des informations révélées le 16 janvier indiquent que Google et Meta collaborent sur le projet « TorchTPU ». L’ambition est d’optimiser les Tensor Processing Units (TPU) de Google pour l’écosystème PyTorch. Cette initiative pourrait aboutir à une alternative crédible aux GPU de Nvidia pour certaines applications, notamment dans les datacenters des grands groupes technologiques.
Conclusion : une dynamique intacte malgré des écueils
En synthèse, les investissements massifs de TSMC et ses perspectives confortent l’idée d’une demande soutenue pour les solutions de Nvidia. Les analystes ajustent leurs objectifs à la hausse et les nouveaux partenariats démontrent la capacité du groupe à valoriser son expertise dans de nouveaux domaines.
Néanmoins, l’horizon se complique avec l’entrée en vigueur de barrières tarifaires, des restrictions potentielles en Chine et l’émergence de concurrents déterminés comme Google et Meta. Les prochains mois devront montrer si le rythme de croissance élevé de Nvidia peut se maintenir face à ces risques. Pour l’instant, l’histoire opérationnelle de l’IA continue de s’écrire en sa faveur.
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