Le géant des puces électroniques Nvidia étend son empire de l’intelligence artificielle vers de nouveaux territoires industriels. Sa stratégie : devenir le fournisseur d’infrastructure d’IA incontournable pour des secteurs à forte intensité capitalistique, comme l’énergie et le nucléaire. Deux partenariats récents illustrent cette volonté de diversification au-delà des centres de données traditionnels.
Une alliance stratégique avec SLB pour décarboner l’énergie
Nvidia a récemment annoncé un élargissement de sa collaboration avec le spécialiste des technologies énergétiques SLB. Ce dernier endosse désormais le rôle de partenaire de conception modulaire pour les « DSX AI Factories » de Nvidia. L’objectif de cette coopération, qui remonte à 2008 et s’est recentrée sur l’IA générative en 2024, est de créer des centres de données scalables, spécialement conçus pour les acteurs du secteur de l’énergie.
L’enjeu est de taille : il s’agit d’exploiter l’IA générative pour analyser des masses de données géologiques et de production. Le but ultime est une réduction significative des coûts opérationnels et des émissions de carbone.
Microsoft et Nvidia veulent révolutionner le nucléaire
Une autre initiative, menée conjointement avec Microsoft, vise à accélérer le développement de l’énergie nucléaire. Le duo compte sur des outils basés sur l’intelligence artificielle pour surmonter deux obstacles majeurs : la complexité des procédures de réglementation et la fragmentation des données d’ingénierie.
Les premiers retours d’expérience sont éloquents. Dans le cadre d’un programme pilote, une start-up a rapporté une réduction de 92% du temps nécessaire à l’obtention des autorisations. Cette performance a été rendue possible par les outils d’IA de Microsoft, qui s’appuient sur les plateformes Omniverse et CUDA-X de Nvidia. Les économies potentielles sont colossales, pouvant atteindre 80 millions de dollars américains par projet et par an.
Des performances financières robustes pour soutenir l’ambition
Cette stratégie offensive s’appuie sur une santé financière exceptionnelle. Pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal 2026, Nvidia a enregistré un chiffre d’affaires de 68,1 milliards de dollars américains, soit une progression de 73% en glissement annuel. Sur l’ensemble de l’exercice, le revenu a atteint 215,9 milliards de dollars, en hausse de 65%.
L’action, qui évolue actuellement légèrement en dessous de sa moyenne mobile sur 50 jours, se négocie à environ 14% de son plus haut historique, établi en novembre 2025.
Lors de la conférence GTC de mi-mars 2026, le PDG Jensen Huang a fixé un objectif quantifié : réaliser des ventes cumulées d’au moins 1 000 milliards de dollars de systèmes de puces d’IA d’ici fin 2027. Cet objectif inclut les architectures Blackwell et Vera Rubin. Pour le premier trimestre de l’exercice 2027, la société anticipe un chiffre d’affaires d’environ 78 milliards de dollars, porté principalement par ses quatre plus grands clients, les fournisseurs de cloud « hyperscale ».
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