Un signal clair émane désormais des autorités chinoises, mettant fin à des semaines de rumeurs contradictoires : les géants technologiques du pays peuvent à nouveau commander des puces Nvidia, bien qu’en quantités limitées. Cette décision pourrait marquer la réouverture progressive d’un marché-clé pour le champion de l’intelligence artificielle. L’enjeu immédiat réside dans le volume réel des transactions et les conditions imposées par Pékin.
La base des investisseurs particuliers reste solide
Malgré une phase de consolidation modérée en début d’année, la confiance des investisseurs particuliers en Nvidia ne faiblit pas. Selon les données de Vanda Research, des entrées nettes d’environ 706 millions de dollars US ont été enregistrées sur les cinq dernières séances. Les analystes qualifient toujours la valeur de « roi incontesté » dans ce segment.
Ces flux soutenus suggèrent que nombre d’investisseurs voient dans les fluctuations à court terme une opportunité d’augmenter leurs positions plutôt qu’un motif de sortie. Cet appui vient compléter les mouvements institutionnels et contribue à soutenir le cours.
Un feu vert conditionnel pour le H200
Les régulateurs chinois ont donné leur accord de principe à Alibaba, Tencent et ByteDance pour qu’ils préparent des commandes de l’accélérateur d’IA H200 de Nvidia. Les entreprises peuvent désormais discuter des volumes, mais doivent accepter une contrepartie : une partie de leurs besoins devra être satisfaite par des puces d’origine nationale.
Ce revirement est notable. Des informations récentes laissaient en effet entendre un blocage des livraisons du H200 vers la Chine. La nouvelle position indique que Pékin semble privilégier l’approvisionnement en matériel d’IA de ses grands groupes du cloud et d’Internet, par rapport à une restriction stricte des exportations de Nvidia.
Les éléments clés de cette évolution sont :
* Selon des sources internes, Alibaba et ByteDance auraient exprimé un intérêt pour plus de 200 000 unités du H200 chacune.
* Les premières autorisations d’importation pourraient être délivrées dès ce trimestre.
* Les livraisons seront tenues à l’écart des agences sensibles et des infrastructures critiques.
* Le H200 est une puce antérieure dont l’exportation vers la Chine est autorisée par les États-Unis.
Un modèle de compromis se dessine ainsi : la Chine autorise de manière encadrée le matériel Nvidia, tout en favorisant stratégiquement ses propres fabricants de semi-conducteurs.
Visite stratégique de Jensen Huang en Chine
Dans le même temps, Jensen Huang, le PDG de Nvidia, prévoit de se rendre en Chine dans les prochains jours, avant le Nouvel An chinois mi-février. Cette visite, au moins la quatrième sur le continent en un an, souligne l’importance persistante de ce marché pour l’entreprise, malgré les tensions géopolitiques et la concurrence croissante de groupes comme Huawei et Cambricon.
À Pékin, Huang participera à un événement interne de Nvidia et rencontrera des clients potentiels. Les discussions porteront essentiellement sur des aspects logistiques : comment assurer des livraisons fiables des puces approuvées par les États-Unis vers la Chine, dans le respect des contrôles à l’exportation.
Perspective des analystes et catalyseurs à venir
L’optimisme reste dominant chez les analystes. La firme Jefferies a récemment relevé son objectif de cours pour Nvidia de 250 à 275 dollars US, maintenant sa recommandation d’achat. Les anticipations concernant la prochaine génération d’accélérateurs d’IA et de matériel réseau soutiennent cette vision.
Le prochain catalyseur majeur est fixé au 25 février, date de la publication des résultats trimestriels du groupe. L’analyste de Citi, Atif Malik, se montre confiant, évoquant une demande accélérée en puissance de calcul et en infrastructure réseau pour les « modèles de raisonnement » de nouvelle génération. Par ailleurs, Taiwan Semiconductor, partenaire de fabrication crucial, a relevé ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires et des investissements pour 2026, un signal supplémentaire de la robustesse de la demande dans le secteur.
La place de la Chine dans cette dynamique est centrale. Jensen Huang estime que le seul marché chinois des puces d’IA pourrait atteindre à terme un volume d’environ 50 milliards de dollars US. Durant les périodes où les restrictions ont limité les ventes de Nvidia, les concurrents locaux ont significativement augmenté leur production et gagné des parts de marché.
Cours et position boursière
Sur les marchés, le mélange de risques réglementaires et de perspectives de croissance se traduit par une pause. Vendredi, l’action a clôturé à 187,72 dollars US, un niveau proche de celui de la semaine précédente. Sur un an, le titre affiche toujours une hausse marquée d’environ un tiers et évolue juste en dessous de son plus haut sur 52 semaines.
Nvidia demeure ainsi l’une des valeurs ayant le plus performé sur les douze derniers mois. Sa cotation au-dessus de ses moyennes mobiles importantes indique que la tendance haussière de fond reste intacte.
Conclusion : La Chine, un test décisif
Les commandes potentielles de H200 en Chine représentent un test important pour Nvidia. Si l’entreprise parvient à écouler des volumes significatifs dans le cadre réglementaire actuel tout en consolidant ses relations avec les géants technologiques chinois, elle renforcerait à la fois son récit de croissance dans le secteur des data centers et la résilience géopolitique de son modèle. Les résultats de fin février et les détails concrets sur le volume et les conditions des exportations vers la Chine révéleront la valeur réelle de cette ouverture.
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