Le géant des puces pour l’intelligence artificielle, Nvidia, navigue actuellement entre des perspectives boursières extrêmement optimistes et des vents contraires politiques croissants. La question des exportations vers la Chine crée une incertitude majeure, tandis que les analystes restent confiants dans le potentiel de l’action.
Un objectif de cours revu à la hausse de manière spectaculaire
La firme de recherche Tigress Financial a considérablement réévalué sa vision sur Nvidia ce 18 décembre. Son analyste, Ivan Feinseth, a porté son objectif de cours à 350 dollars, contre 280 dollars auparavant. Par rapport au cours de clôture de 174,14 dollars, cela implique un potentiel de hausse dépassant les 100%. Feinseth réaffirme sa recommandation « Strong Buy » et qualifie le titre de « placement de base incontournable » pour tout portefeuille exposé à la thématique de l’IA.
Cette vision positive est partagée par d’autres acteurs. Morgan Stanley a récemment confirmé sa notation « Acheter » avec un objectif de 250 dollars. Avec une capitalisation boursière avoisinant les 4 150 milliards de dollars, Nvidia reste un colosse du secteur technologique.
L’épineux dossier des exportations vers la Chine
Parallèlement, la pression réglementaire s’intensifie. L’administration Trump a initié, également le 18 décembre, un examen inter-agences concernant les ventes vers la Chine des puces IA H200 de Nvidia. Le président Trump avait précédemment évoqué la possibilité d’autoriser des exportations contrôlées contre redevances.
Cependant, l’opposition se structure. Le même jour, des élus démocrates à la Chambre des représentants ont déposé un projet de loi visant à interdire purement et simplement la vente de puces IA avancées américaines, citant explicitement le H200, à la Chine. Cette situation place Nvidia dans une position délicate, d’autant que des rapports indiquent que l’entreprise envisagerait d’augmenter la production du H200 pour répondre à une forte demande chinoise.
Dynamisme opérationnel et signaux de marché favorables
Malgré ce contexte géopolitique, Nvidia poursuit activement son expansion. L’entreprise vient d’être officiellement désignée partenaire privé de la « Mission Genesis » du Département américain de l’Énergie, une initiative visant à consolider le leadership des États-Unis en matière de technologie d’IA.
Sur le plan des investissements, Nvidia prévoit la construction en Israël d’une ferme de serveurs dont le coût est estimé à 1,5 milliard de dollars. Il s’agirait de la plus grande installation du groupe dans le pays. Du côté produits, la carte graphique RTX PRO 5000 72GB Blackwell GPU, destinée aux professionnels de la data science et de la création, est désormais disponible.
Le marché dans son ensemble envoie des signaux encourageants. Le fabricant de mémoire Micron Technology a publié des prévisions robustes, interprétées par certains analystes comme le début d’un « super-cycle mémoire ». Par ailleurs, le fabricant de composants G.Skill fait état d’une demande « sans précédent » émanant de l’industrie de l’IA, entraînant des tensions sur le marché mondial de la DRAM.
L’action de Nvidia évolue actuellement près de ses plus hauts annuels et bien au-dessus de sa moyenne mobile sur 200 jours. La clé de son évolution future résidera dans la manière dont Washington tranchera la question des exportations, qui déterminera l’accès ou non de sa puce phare H200 à des marchés cruciaux comme la Chine.
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