Alors que l’année 2025 touche à sa fin, Nvidia ne marque pas de pause. Le géant des puces pour l’intelligence artificielle lance au contraire une vaste manœuvre, engageant près de 25 milliards de dollars dans une série d’opérations financières complexes. Cette stratégie, mêlant accords de licence, prises de participation et recrutements ciblés, vise à consolider sa position de leader, non seulement sur le segment de l’entraînement des modèles d’IA, mais aussi sur celui, crucial, de leur déploiement. Une ambition qui soulève des questions sur la trajectoire future de son action.
Une diversification stratégique et industrielle
L’opération la plus significative de ce plan concerne le rival Groq. Pour éviter tout écueil réglementaire, Nvidia a opté pour une approche originale : une licence d’une valeur pouvant atteindre 20 milliards de dollars, couplée à une opération d’« acqui-hire », c’est-à-dire le recrutement massif des talents clés de l’entreprise.
L’enjeu est technologique. Nvidia cherche à s’approprier la technologie LPU (Language Processing Unit) développée par Groq. Si les GPU de Nvidia sont aujourd’hui incontournables pour l’apprentissage des modèles, les LPU sont spécialisées dans l’inférence – la phase d’exécution rapide et en temps réel des modèles par l’utilisateur final. Cette acquisition de savoir-faire devrait renforcer l’avance technologique de Nvidia face à des concurrents comme AMD.
Parallèlement, Nvidia finalise un investissement de 5 milliards de dollars dans Intel, lui permettant de détenir environ 4,4 % du capital. Cette prise de participation répond à un impératif de sécurisation de la chaîne d’approvisionnement. Face aux tensions géopolitiques et aux capacités de production limitées de son partenaire historique TSMC, le groupe s’assure un accès à des capacités de fabrication avancées sur le sol américain pour ses futures générations de semi-conducteurs.
Une vision intégrée de la chaîne de valeur
Cette offensive à plusieurs volets illustre la volonté de Nvidia de maîtriser l’ensemble de l’écosystème de l’IA. Les discussions avancées pour le rachat de la start-up israélienne AI21 Labs, évaluée entre 2 et 3 milliards de dollars, en sont une preuve supplémentaire. L’objectif est clair : couvrir toute la chaîne, de la fabrication (via Intel) à l’architecture matérielle (via Groq) et jusqu’aux modèles logiciels eux-mêmes.
Nvidia engage cette expansion depuis une position de force financière exceptionnelle. Un carnet de commandes avoisinant les 500 milliards de dollars pour ses plateformes Blackwell et Rubin à venir, ainsi qu’un chiffre d’affaires trimestriel récent de 57 milliards de dollars, lui en offrent les moyens. Cette robustesse se reflète dans le cours de l’action, qui évolue autour de 187 dollars, très près de son plus haut annuel à 190,53 dollars.
Perspectives et attentes des marchés pour 2026
La communauté analytique accueille favorablement cette stratégie agressive. Des établissements comme Mizuho et UBS ont réitéré leurs recommandations d’achat, avec des objectifs de cours pouvant atteindre 245 dollars, suggérant un potentiel de hausse significatif.
L’année 2026 sera décisive. Son succès dépendra largement de la rapidité et de l’efficacité avec laquelle Nvidia intégrera les équipes et technologies de Groq. La clé résidera dans leur incorporation fluide au sein de la plateforme « Rubin », dont la production de masse est prévue pour fin 2026. La capacité du groupe à exécuter ce plan complexe sera alors scrutée par tous les investisseurs.
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