C’est une annonce de l’Agence européenne de la sécurité aérienne qui a secoué le secteur aéronautique ce week-end. Des milliers d’appareils de la famille Airbus A320 nécessitent des vérifications techniques urgentes, et le groupe français Thales se retrouve sous les projecteurs pour une raison qui inquiète les marchés.
Le cœur du problème : des calculateurs sous surveillance
La directive de l’EASA concerne jusqu’à 6 000 avions, soit près de la moitié de la flotte mondiale d’A320. L’alerte porte sur les calculateurs de gauchissement et de profondeur (ELAC) qui pourraient présenter un défaut potentiel déclenché par une exposition intense aux rayonnements solaires, susceptible d’entraîner des manœuvres en vol non contrôlées.
Face à cette révélation, Thales a immédiatement adopté une position défensive. Le constructeur a tenu à préciser dans un communiqué que les composants matériels fournis respectaient intégralement les spécifications techniques exigées par Airbus. La société argue que les fonctionnalités critiques relèvent du logiciel, domaine qui n’entre pas dans son périmètre de responsabilité.
Points clés de la situation :
- Jusqu’à 6 000 appareils A320 concernés globalement
- Nécessité de mises à jour logicielles ou de contrôles matériels
- Thales désigne Airbus comme responsable des aspects logiciels
- Conformité aux spécifications techniques affirmée par Thales
- Risque réputationnel persistant malgré la communication
Un contexte stratégique pourtant favorable
Cette crise survient à un moment où Thales enregistrait plusieurs succès stratégiques remarqués. L’alliance dans l’intelligence artificielle avec Dassault Aviation via le programme « cortAIx » consolide sa position dans les systèmes de combat aérien futurs, notamment le projet FCAS, ouvrant un marché potentiel de plusieurs milliards dans un contexte de hausse des budgets de défense.
Sur le plan international, le partenariat spatial avec le National Space Science and Technology Center des Émirats arabes unis élargit l’accès aux marchés moyen-orientaux pour les systèmes de navigation en orbite basse. Parallèlement, l’inauguration d’un nouveau centre opérationnel de sécurité en Australie renforce les activités cybersécurité du groupe, secteur en croissance constante.
Les marchés en attente de clarification
C’est dans ce contexte contrasté que les investisseurs abordent la semaine. La valeur Thales avait clôturé vendredi à 221,50 EUR, avant l’annonce de l’EASA. La majorité des analystes maintiennent une évaluation positive du titre avec des objectifs de cours moyens autour de 279 EUR, s’appuyant sur la dynamique favorable du secteur de la défense.
La séance de lundi s’annonce volatile, toute déclaration d’Airbus étant susceptible d’influencer significativement le cours. Le niveau des 220 EUR constitue un support technique important. Son maintien préserverait la tendance haussière à plus long terme.
Les investisseurs de long terme pourraient percevoir une éventuelle correction comme une opportunité d’entrée, sous réserve que la question de la responsabilité soit tranchée en faveur de Thales. Les avancées stratégiques en intelligence artificielle, spatial et cybersécurité demeurent des moteurs de valorisation solides, susceptibles de surpasser l’impact de l’incident Airbus.
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