Les tensions au Moyen-Orient créent un vent de panique sur les marchés de l’énergie, obligeant les analystes à revoir en profondeur leurs modèles. Dans ce contexte, la dépendance géographique spécifique de TotalEnergies SE fait l’objet d’une attention particulière. La question centrale est de savoir si le géant français peut tirer profit de la flambée des cours sans être paralysé par un blocage éventuel du détroit d’Ormuz.
Un risque physique disproportionné
Le principal point de vulnérabilité de TotalEnergies réside dans son exposition au transit pétrolier par le détroit d’Ormuz. Avec environ 24 % de sa production totale dépendante de ce passage stratégique, la compagnie française affiche l’exposition la plus élevée parmi ses pairs européens. Cette dépendance est bien supérieure à celle de BP (12 %) ou de Shell (7 %), ce qui constitue un facteur de risque physique significatif en cas d’escalade.
Les observateurs du marché rappellent qu’une hausse trop brutale du prix du baril pourrait, à moyen terme, nuire à la demande mondiale. Une normalisation durable des flux nécessiterait avant tout une amélioration tangible de la sécurité maritime dans le golfe Persique.
Goldman Sachs revoit son scénario à la hausse
Face à ces développements, la banque d’investissement Goldman Sachs a procédé lundi à une réévaluation. Elle a relevé son objectif de cours pour TotalEnergies, le portant de 60 à 68 euros. L’analyste Michele della Vigna a toutefois maintenu la recommandation « Neutre » sur le titre.
Cette révision s’appuie sur un scénario de crise intégré dans ses modèles, simulant un arrêt complet des livraisons dans la région pendant un mois. Les conséquences pour l’exercice 2026 seraient majeures : les estimations du bénéfice par action (EPS) pour la moyenne du secteur européen bondiraient de 55 %.
Performance boursière et stratégie de diversification
Sur les marchés, l’optimisme des investisseurs est déjà visible. L’action TotalEnergies a progressé d’environ 20,5 % depuis le début de l’année. Lundi, elle a clôturé à 68,05 euros, atteignant ainsi le nouvel objectif fixé par Goldman Sachs. L’indicateur technique RSI, qui se situe actuellement à 40, ne signale pas de surchauffe, laissant toute l’attention se porter sur l’évolution de la situation géopolitique et son impact sur les prochains résultats trimestriels.
Parallèlement, le groupe poursuit activement sa stratégie de diversification. Début mars, TotalEnergies a cédé une participation de 50 % dans un portefeuille allemand de stockage par batteries à Allianz Global Investors. Cette opération s’inscrit dans le cadre de son plan de renforcement des investissements dans les infrastructures énergétiques européennes, visant à équilibrer son exposition au marché volatil des hydrocarbures.
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