L’année 2026 commence difficilement pour le constructeur chinois d’électriques BYD. Les données du mois de janvier révèlent un net recul des livraisons à l’échelle mondiale, un contraste saisissant avec la fin d’année dynamique de 2025. L’explication principale réside dans les nouvelles conditions fiscales en vigueur sur son marché domestique.
Un premier mois de l’année difficile
En janvier 2026, BYD a écoulé 210 051 véhicules à l’international. Ce chiffre représente une baisse d’environ 30% par rapport à janvier de l’année précédente. La chute est encore plus marquée en comparaison avec décembre 2025, où le groupe avait livré plus de 420 000 unités, soit un volume divisé par deux.
Le retour, depuis le 1er janvier 2026, d’une taxe à l’achat de 5% sur les véhicules à nouvelles énergies (NEV) en Chine a fortement refroidi la demande locale. Les exportations, traditionnellement un moteur de croissance, n’ont pas non plus été épargnées, se maintenant à un peu plus de 100 000 unités, en retrait par rapport aux performances de décembre.
Dans le même temps, le concurrent américain Tesla affiche une résistance notable sur le marché chinois. Ses ventes en gros y ont progressé de plus de 9% en janvier, pour atteindre approximativement 69 000 véhicules, suivant une tendance inverse à celle du secteur.
La dynamique européenne, un motif d’optimisme
Face à cette turbulence en Chine, les performances européennes de BYD offrent un contraste saisissant. Le marché allemand se distingue particulièrement : les immatriculations y ont été multipliées par dix en janvier sur un an, malgré un point de départ encore modeste. Cette croissance dépasse largement la tendance générale du secteur sur le Vieux Continent.
Pour consolider cet ancrage, le groupe accélère le déploiement de son réseau de recharge. Son objectif est d’installer 3 000 stations de charge rapide à travers l’Europe d’ici à la fin de l’année 2026.
L’usine hongroise, un pivot stratégique attendu
Tous les regards se tournent désormais vers le deuxième trimestre 2026. C’est à cette période que la première usine automobile européenne de BYD, située en Hongrie, doit entrer en phase opérationnelle. Le succès de ce démarrage de production est capital pour la stratégie globale du constructeur.
Cette implantation vise un double objectif : réduire la dépendance au marché chinois, volatil, et raccourcir significativement les chaînes d’approvisionnement au sein de l’Union européenne. Elle représente une étape décisive dans l’internationalisation du fabricant.
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