Les investisseurs en métaux précieux peuvent enfin souffler. Mardi, l’or a enregistré sa plus forte progression quotidienne depuis la crise financière de 2008, se rapprochant à nouveau du seuil symbolique des 5 000 dollars. Ce rebond vigoureux intervient après la chute la plus brutale observée depuis plus de quatre décennies, soulevant une question cruciale : s’agit-il de la reprise d’un marché haussier ou simplement d’un répit technique ?
Un contexte volatil à l’origine de la débâcle
La correction historique survenue vendredi dernier, la plus importante depuis 1983, trouve son origine dans un concours de circonstances défavorables. D’une part, la nomination par le président Donald Trump de Kevin Warsh pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale à partir de mai 2026 a semé l’inquiétude. Perçu comme un « faucon » monétaire, Warsh a fait craindre un ralentissement du rythme des baisses de taux. D’autre part, le groupe CME a relevé les exigences de marge sur les contrats à terme sur métaux précieux, forçant la liquidation de nombreuses positions spéculatives. Résultat : l’or avait perdu près de 10% en une journée, et l’argent environ 30%.
La reprise, preuve de la résilience du métal
Le marché a toutefois démontré une résilience remarquable dès mardi, avec un gain d’environ 6% pour le cours spot, qui a clôturé à 4 940,90 USD. Cette performance, la meilleure depuis 18 ans, permet au métal jaune de compenser une part significative de ses pertes et de se repositionner à moins de 9% de son record absolu à 5 450,00 USD, atteint le 28 janvier. Malgré ces turbulences, l’or affiche toujours une progression de 13,79% depuis le début de l’année.
Pour de nombreux analystes, dont ceux d’ING et d’UBS, ce repli s’apparente à une « correction salutaire » après une phase de hausse parabolique. Elle ne remet pas en cause les fondamentaux solides du marché.
- Les moteurs structurels : Les tensions géopolitiques et les incertitudes persistantes sur la politique commerciale américaine continuent de soutenir la demande pour les actifs refuges.
- L’appétit des banques centrales : La diversification des réserves hors dollar se poursuit activement. Rien qu’en 2025, les instituts d’émission ont acquis 863 tonnes d’or.
- La demande d’investissement record : Celle-ci a atteint un niveau historique de 2 175 tonnes l’an dernier, un signal fort de confiance.
Les perspectives restent orientées à la hausse
La conviction des grands acteurs institutionnels semble intacte, comme en témoignent les entrées massives dans les ETF sur or, qui ont fait de 2025 la deuxième meilleure année de l’histoire. Malgré la volatilité récente, l’optimisme règne chez les ténors de la finance.
La banque JPMorgan a même relevé son objectif de cours à 6 300 USD pour fin d’année. La Deutsche Bank abonde dans ce sens, ne discernant aucun signe d’un renversement durable de la tendance haussière.
Un paysage de marché toujours agité
Les investisseurs doivent néanmoins se préparer à une volatilité persistante, avec un indicateur annualisé dépassant les 41%. L’attention se porte désormais sur l’orientation future de la politique monétaire américaine sous l’égide de Kevin Warsh. Tant que les incertitudes macroéconomiques et politiques perdureront, chaque repli prononcé devrait, comme cette semaine, attirer des acheteurs et limiter les baisses.
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