L’intelligence artificielle continue de dicter sa loi sur les marchés, et Nvidia en renforce chaque jour un peu plus l’hégémonie. Une nouvelle preuve en est l’annonce d’un partenariat pluriannuel d’envergure avec Meta, la maison-mère de Facebook. Cet accord, perçu comme un défi direct lancé à la concurrence, captive également les investisseurs par son ampleur financière colossale.
Des résultats trimestriels sous haute surveillance
Sur les places boursières, l’annonce a insufflé un dynamisme certain à l’action Nvidia. Celle-ci se négocie actuellement à 158,86 euros, une cote qui se maintient fermement au-dessus de sa moyenne mobile sur 200 jours, établie à 150,18 euros. L’attention du marché se porte désormais sur un événement crucial : la publication des résultats du quatrième trimestre, prévue le 25 février 2026. Après un bond de 62% de son chiffre d’affaires en glissement annuel lors du dernier exercice, le géant des puces devra démontrer que des contrats de cette nature soutiennent durablement la courbe de la demande.
Une intégration technologique totale
Le cœur de cet accord réside dans la fourniture par Nvidia de plusieurs millions d’unités de traitement graphique (GPU) des architectures Blackwell, Rubin et de la future génération Vera. Un détail technique marque toutefois un tournant stratégique : il s’agit du premier déploiement à grande échelle des processeurs centraux (CPU) « Grace » conçus par Nvidia elle-même.
Le fabricant pénètre ainsi plus profondément l’infrastructure classique des centres de données, proposant à Meta une solution intégrale incluant également sa technologie réseau Spectrum-X. Jensen Huang, le PDG de Nvidia, a souligné que personne ne déploie l’IA à l’échelle de Meta. L’objectif déclaré est d’alimenter les plus vastes systèmes de personnalisation et de recommandation au monde.
Un choc pour le paysage concurrentiel
L’impact stratégique de cette alliance s’est fait sentir immédiatement. Les titres d’AMD ont notamment subi des pressions à la baisse suite à la divulgation de l’information. Les analystes y voient le signe que Meta réduit sa dépendance à l’égard de fournisseurs alternatifs et, potentiellement, des offres de TPU de Google, pour s’ancrer pleinement dans l’écosystème Nvidia.
Sur le plan financier, les montants en jeu sont astronomiques. Selon les estimations de Reuters relayées par les observateurs, la valeur du contrat avoisinerait les 50 milliards de dollars américains. Meta a prévu des dépenses d’investissement (capex) comprises entre 115 et 135 milliards de dollars pour l’année 2026. Une part substantielle de ce budget est désormais attribuée, de manière ferme, à Nvidia.
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