L’entreprise technologique Nvidia se heurte une nouvelle fois à un renforcement des contraintes réglementaires aux États-Unis. La commercialisation prévue de ses puces d’intelligence artificielle H200 sur le marché chinois est au cœur des préoccupations, Washington devant décider des conditions à imposer. Cette situation crée une tension pour les investisseurs, le marché chinois demeurant crucial pour les ventes, alors que la demande mondiale en solutions d’IA reste soutenue.
Une demande mondiale robuste malgré les tensions
Malgré ce contexte géopolitique tendu, le titre Nvidia a affiché une relative stabilité récemment. Les marchés semblent mettre en balance le risque réglementaire avec les indicateurs positifs provenant de la chaîne d’approvisionnement.
Un signal fort est venu de TSMC, le partenaire taïwanais de fabrication. Le fondeur a annoncé pour janvier 2026 un chiffre d’affaires net record d’environ 401,26 milliards de dollars taïwanais (soit près de 12,7 milliards de dollars américains), en hausse de 36,8% sur un an. La position dominante de Nvidia sur le marché des GPU pour centres de données permet d’interpréter ces performances comme le signe d’une demande mondiale pour l’infrastructure d’IA qui reste dynamique, même si l’accès au marché chinois est entravé.
Points clés à retenir :
– Le ministère américain du Commerce exige des conditions de licence « non négociables » pour les ventes de H200 en Chine.
– Des garde-fous « Connaissez votre client » (KYC) visent à empêcher tout détournement vers des utilisateurs finaux militaires.
– Chiffre d’affaires de TSMC en janvier 2026 : +36,8% pour atteindre environ 12,7 milliards de dollars US.
Des conditions draconiennes pour le marché chinois
Le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, a réaffirmé aujourd’hui que la vente des processeurs H200 à la Chine serait soumise à des conditions de licence « non négociables ». Cette position s’appuie sur des considérations de sécurité nationale.
Selon ses déclarations, Nvidia doit accepter un cadre strict de « garde-fous », élaboré conjointement avec le département d’État américain. Ce dispositif inclut des vérifications approfondies de type « Know Your Customer » (KYC). L’objectif est clair : éviter que du matériel informatique de haute performance ne soit finalement utilisé par des acteurs militaires chinois.
À ce stade, la vente des H200 n’a pas reçu d’autorisation finale. Les rapports indiquent par ailleurs que Nvidia n’a pas encore formellement accepté l’intégralité des conditions proposées. L’issue de ces négociations est déterminante pour ses activités en Chine, où les entreprises spécialisées en IA sont contraintes, en raison des restrictions officielles, de payer des primes importantes sur le marché gris pour s’approvisionner.
Expansion géographique et soutien institutionnel
Parallèlement à ces questions d’exportation, Nvidia poursuit son développement international. La société a finalisé un accord pour l’acquisition de son premier siège social à l’étranger, situé à Taipei ; la première pierre pourrait être posée dès le mois de juin.
Du côté des investisseurs institutionnels, l’intérêt reste marqué. Fisher Asset Management a récemment augmenté sa position de 1,49 million d’actions, selon les derniers documents déposés.
Le prochain jalon concret pour Nvidia reste donc l’obtention de l’autorisation réglementaire pour les ventes de H200 en Chine, et la question de savoir si l’entreprise souscrira pleinement aux exigences imposées par l’administration américaine.
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