Le paysage réglementaire américain vient de connaître un tournant décisif pour le XRP. Après plus de quatre années de flou, les autorités ont statué : le token est officiellement reconnu comme une « digital commodity », une matière première numérique. Une clarification historique qui, paradoxalement, n’a pas encore déclenché l’emballement des marchés. Le grand capital institutionnel, cible de cette décision, observe toujours avec une prudence marquée.
Mardi dernier, la SEC et la CFTC ont conjointement établi une taxonomie formelle pour le secteur des actifs numériques. Dans ce cadre, le XRP a été explicitement désigné, au même titre que le Bitcoin et l’Ethereum, comme un bien numérique. Les régulateurs ont estimé que sa valeur découlait principalement de l’utilité de son réseau sous-jacent, et non des efforts de promotion d’une entreprise centralisée. Une brève bouffée d’euphérie a propulsé le cours à 1,60 USD, avant qu’un resserrement monétaire de la Fed ne refroidisse les ardeurs. Le token se négocie désormais autour de 1,46 USD.
Une adoption institutionnelle en demi-teinte
La levée des incertitudes juridiques était une condition nécessaire, mais non suffisante, pour déclencher un afflux massif de capitaux. Les chiffres sont éloquents : à ce jour, 84% des entrées dans les ETF sur XRP proviennent d’investisseurs particuliers. La semaine dernière, ces fonds ont même enregistré des sorties nettes de 28 millions de dollars, contrastant vivement avec les presque 800 millions de dollars d’entrées nettes observées pour les ETF Bitcoin.
Cette frilosité des grands acteurs n’empêche pas Ripple, l’entreprise associée au développement du protocole XRP Ledger, d’envoyer des signaux de confiance robustes. La société a lancé un programme de rachat d’actions pour 750 millions de dollars, valorisant l’entreprise à 50 milliards de dollars. Cette valorisation marque une progression notable par rapport au dernier tour de financement de novembre dernier. Parallèlement, l’infrastructure destinée aux professionnels se consolide. Depuis début mars, Ripple Prime est répertorié auprès de la DTCC, permettant ainsi le règlement-livraison des volumes post-trade institutionnels directement sur le XRP Ledger.
Le calendrier législatif : prochain catalyseur ?
La classification actuelle, bien que contraignante pour les agences fédérales, n’a pas encore force de loi. Son ancrage définitif dépend du passage du « Clarity Act » au Congrès américain. Un agenda chargé se profile pour les prochains mois :
- 27 mars : Date limite pour que la SEC statue sur les demandes d’ETF sur XRP encore en suspens.
- Seconde quinzaine d’avril : Examen prévu du Clarity Act par la commission bancaire du Sénat.
- Mai 2026 : Dernière fenêtre législative réaliste pour l’adoption de la loi, avant le début intensif de la campagne pour les midterms.
En l’absence de ce cadre législatif pérenne, la banque Standard Chartered a déjà révisé à la baisse son objectif de cours pour le XRP cette année, le fixant désormais à 2,80 USD. Cependant, une issue positive pour les ETF fin mars, couplée à une avancée du texte au Sénat en avril, pourrait créer les conditions réglementaires finales pour un engagement institutionnel à grande échelle. L’attente de Wall Street pourrait alors prendre fin.
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