L’australien DroneShield, spécialiste de la lutte anti-drones, a livré une performance trimestrielle qui force le respect. Avec 74,1 millions de dollars de chiffre d’affaires sur les trois premiers mois de 2026 — soit une progression de 121% sur un an et de 43% par rapport au trimestre précédent — le groupe confirme une dynamique hors norme. Pourtant, l’action, qui s’échange autour de 2,21 euros, accuse un recul de près de 39% par rapport à son plus haut annuel. Un paradoxe qui mérite d’être décortiqué.
La machine à cash tourne à plein régime
Au-delà du chiffre d’affaires, c’est la qualité des flux financiers qui impressionne. Les encaissements clients ont bondi de 360% sur un an pour atteindre 77,4 millions de dollars sur le trimestre. Résultat : un quatrième exercice consécutif de flux de trésorerie opérationnel positif, à 24,1 millions de dollars. La trésorerie nette, elle, dépasse les 220 millions de dollars, sans aucune dette au bilan. De quoi financer sereinement les investissements à venir — notamment plus de 70 millions de dollars par an consacrés à la recherche et développement.
Le virage logiciel s’accélère
Si le hardware reste le moteur principal de l’activité, la transformation vers le logiciel prend une ampleur nouvelle. Les revenus SaaS (Software-as-a-Service) ont bondi de 205% à 5,1 millions de dollars australiens au premier trimestre. Ils représentent désormais près de 7% du chiffre d’affaires total, mais surtout 13% des revenus fermes déjà engagés pour l’exercice. L’objectif est clair : porter cette part à un tiers des recettes d’ici 2030, contre 30% initialement annoncé. Un cap qui promet des marges plus élevées et une meilleure visibilité sur les revenus futurs.
Des commandes qui parlent d’elles-mêmes
Les carnets de commandes se remplissent à un rythme effréné. Les revenus déjà sécurisés pour 2026 atteignent 154,8 millions de dollars, contre 94,4 millions à la même période l’an dernier. La pipeline commerciale mondiale compte 312 projets actifs pour un volume total de 2,2 milliards de dollars. L’Europe et le Royaume-Uni constituent le principal marché cible.
Parmi les contrats récents, DroneShield a décroché une commande liée à la Coupe du monde de football de la FIFA, sans en préciser le montant. Un signal fort de la pertinence de ses solutions dans le contexte des grands événements internationaux.
Cap sur une capacité industrielle de 900 millions
Pour soutenir cette croissance, le groupe monte en puissance sur le plan industriel. Une nouvelle usine à Sydney — baptisée Alexandria — doit porter la capacité de production annuelle à 900 millions de dollars australiens. En Europe, les premières chaînes de montage ont démarré en mars, tandis que l’assemblage aux États-Unis est attendu dans la seconde moitié de l’année. L’ambition affichée : franchir le cap du milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel d’ici 2030.
Un rendez-vous décisif pour les actionnaires
Le 29 mai 2026, le management se présentera devant les actionnaires lors de l’assemblée générale. Pour la première fois, la nouvelle équipe dirigeante pourra être interrogée sur sa stratégie — en particulier sur la montée en puissance des revenus récurrents et l’expansion industrielle. Bell Potter, de son côté, maintient son objectif de cours à 4,80 dollars australiens avec une recommandation d’achat, estimant que la dynamique actuelle dépasse les prévisions déjà relevées.
Reste à savoir si le marché, qui semble pour l’instant faire la fine bouche, finira par aligner son verdict sur les performances opérationnelles.
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