Quatre bureaux d’analyse ont, en l’espace de cinq jours, rehaussé leur objectif de cours sur Air Liquide. La sanction du marché, elle, est venue du même mouvement : le titre a cédé du terrain le 20 octobre, entraîné dans le sillage du CAC 40. Un décalage qui illustre la défiance persistante des investisseurs envers le spécialiste des gaz industriels, malgré un consensus qui reste franchement acheteur.
Bernstein et Rothschild & Co Redburn à la manœuvre
Le 20 octobre, Bernstein a porté sa cible de 192 à 193 euros, en maintenant sa recommandation « Outperform ». La veille, Rothschild & Co Redburn avait déjà relevé la sienne de 185 à 198 euros, sans toucher à son avis à l’achat. Deux autres maisons avaient emboîté le pas dès le 15 octobre, avec des objectifs désormais compris entre 166 et 200 euros ; leurs notations, l’une dans la zone Neutre/Conserver, l’autre à l’achat, sont restées inchangées. Dans chaque cas, le relèvement du prix cible s’est donc opéré à recommandation constante.
À 174,46 euros, la valeur évolue encore sous la plupart de ces nouvelles références. La pression vendeuse du 20 octobre n’a pas épargné le groupe, qui a reculé de concert avec l’indice phare de la place parisienne. Les observateurs y ont vu une simple prise de bénéfices après une séquence haussière, sans qu’aucun élément propre à l’entreprise ne soit invoqué. Les relèvements signés Bernstein et Rothschild & Co Redburn, bien que mentionnés dans les comptes rendus de séance, n’ont pas été retenus comme explication du repli.
Un contrat de licence aux Pays-Bas et de nouvelles capacités en France
Sur le front industriel, Air Liquide Engineering & Technologies a signé le 14 octobre avec Perpetual Next un contrat de licence et d’ingénierie portant sur une unité de biométhanol prévue à Delfzijl, aux Pays-Bas. L’installation est dimensionnée pour une production annuelle de 220 000 tonnes. L’accord couvre la fourniture des technologies et des prestations d’ingénierie, et prévoit une option pour étendre leur déploiement à d’autres sites — l’approvisionnement de ces derniers restant expressément facultatif.
Quelques jours plus tôt, le 8 octobre, le groupe a mis en service une unité de production d’azote liquide à Montoir-de-Bretagne, moyennant un investissement de 50 millions d’euros. La capacité du site bondit ainsi de 50 % pour atteindre environ 900 tonnes par jour, dont 300 tonnes quotidiennes de capacité additionnelle en azote liquide. Contrairement au projet néerlandais, encore à l’état de plan, cette unité bretonne tourne déjà.
Jackow allège sa position
Côté gouvernance, François Jackow, directeur général du groupe, a cédé le 12 octobre 2 200 titres sur Euronext Paris, pour un montant total de 372 372,00 €. La déclaration correspondante a été rendue publique auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 14 octobre.
Prochain rendez-vous confirmé pour les investisseurs : la publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre 2026, fixée au 29 octobre 2026. Il s’agira d’une communication programmée, et non de résultats déjà dévoilés.
Publicité
Actions L'Air Liquide: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de L'Air Liquide et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de L'Air Liquide entièrement gratuite : En savoir plus ici !

