Deux séances, deux réactions. La publication, le 20 octobre, d’un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 35% a propulsé le titre La Française de l’Energie de 8,1%, avant une envolée de 12% le vendredi. Un enthousiasme que la trajectoire annuelle du groupe invite toutefois à nuancer.
Un démarrage d’exercice bien orienté
Sur le premier trimestre de l’exercice 2027, la société a dégagé 8,9 millions d’euros de revenus, contre 6,6 millions un an plus tôt sur la même période de l’exercice 2026. Ce rythme soutient l’objectif affiché par la direction : une progression d’au moins 25% du chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’exercice 2027, et non sur le seul premier quart.
Le tableau est nettement moins flatteur lorsqu’on se penche sur l’exercice clos le 30 juin 2026. Les ventes y ont reculé de 3%, à 29,5 millions d’euros, et le résultat opérationnel s’est inscrit à -3,9 millions d’euros. Un an plus tôt, le groupe affichait encore un profit d’exploitation de 12,2 millions d’euros.
La facture des couvertures gazières
Au cœur de cette dégradation, la valorisation des instruments de couverture énergétique : la variation négative de juste valeur a atteint 10,8 millions d’euros sur l’exercice 2026. La perte nette part du groupe s’élève à 9,9 millions d’euros, là où l’exercice 2025 s’était soldé par un bénéfice de 3,7 millions. La direction chiffre à 3,8 millions d’euros l’effet exceptionnel lié aux couvertures gazières excédentaires.
Le dossier n’est pas refermé. Le débouclage des positions de surcouverture, intervenu voici une bonne vingtaine de jours, a généré de nouvelles charges : selon la presse, les pertes sur les positions déjà soldées atteignaient 7,6 millions d’euros au 30 septembre. Une expertise indépendante des activités de couverture devait rendre ses conclusions au plus tard le 31 octobre.
À contre-courant, la trésorerie opérationnelle ressort en nette amélioration, avec une hausse de 42% à 13,7 millions d’euros sur l’exercice 2026.
Le consensus revu à la baisse
Signe que le marché garde ses distances, l’objectif de cours moyen à douze mois est passé, selon des sources de presse, de 45,90 euros à 31,62 euros le 20 octobre. Cette actualisation agrégée ne peut être rattachée à un cabinet ni à une modification individuelle de recommandation.
Pour tourner la page, la direction mise sur une refonte de sa feuille de route, centrée sur les flux de trésorerie. Le plan révisé sera dévoilé lors de l’assemblée générale du 10 décembre 2026.
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