Le spécialiste australien de la lutte anti-drones traverse une phase de transformation rare, où les records financiers se télescopent avec un changement de gouvernance. Alors que sa capacité de production doit passer de 500 millions à 2,4 milliards de dollars australiens d’ici fin 2026, l’entreprise voit aussi arriver un nouveau président à sa tête.
Un premier trimestre 2026 qui marque les esprits
Avec 74 millions de dollars australiens de chiffre d’affaires au premier trimestre, DroneShield signe son deuxième meilleur trimestre historique. La progression est spectaculaire : +121 % par rapport à la même période l’an dernier. Les encaissements clients ont atteint 77,4 millions, tandis que le flux de trésorerie opérationnel a grimpé à 24 millions — un record absolu.
La trésorerie, justement, dépasse les 200 millions de dollars. De quoi financer sans recours externe les quelque 70 millions prévus pour la recherche et développement. Quatre trimestres consécutifs de cash-flow opérationnel positif confirment que la machine financière tourne à plein régime.
Hamish McLennan prend les rênes du conseil
Le 1er mai, Hamish McLennan a fait son entrée comme administrateur indépendant. Il deviendra président du conseil à l’issue de l’assemblée générale du 29 mai à Sydney. L’ancien patron de la REA Group — où il avait décuplé la capitalisation boursière à 20 milliards de dollars — reçoit un paquet d’actions d’une valeur de 200.000 dollars, bloqué pour un an.
Son prédécesseur, Oleg Vornik, parti en avril, reste consultant pendant trois mois. Le changement de garde n’a pas été sans heurts en Bourse : l’action avait plongé de 20 % à l’annonce du départ du CEO. Elle se négocie aujourd’hui à 3,72 dollars australiens, soit 2,19 euros, en hausse d’environ 1 % sur la dernière séance. Sur un an, le titre affiche tout de même une progression de près de 195 %, même s’il reste 40 % sous son plus haut des 52 semaines (3,65 euros atteints en octobre 2025).
L’Europe devient un centre de production
L’expansion industrielle s’accélère. Après l’ouverture d’un siège européen à Amsterdam fin mars, la production locale de systèmes anti-drones a démarré, en partenariat avec un fabricant établi. Les premières livraisons sont attendues pour mi-2026.
Aux côtés des sites australiens et américains, cette implantation européenne doit porter la capacité annuelle combinée de 500 millions à 2,4 milliards de dollars d’ici fin 2026. Un objectif ambitieux, mais que la demande justifie : le groupe négocie actuellement des projets représentant plus de deux milliards de dollars.
Deux émissions d’actions sans grande dilution
À l’ordre du jour de l’assemblée générale figurent également deux émissions de 150.000 actions ordinaires chacune, issues de levées d’options existantes. Des opérations de faible ampleur, qui ne devraient pas diluer significativement le capital.
Les analystes, de leur côté, restent confiants. Bell Potter maintient sa recommandation d’achat avec un objectif de cours de 4,80 dollars australiens, tandis que le consensus des analystes table sur une cible moyenne de 4,50 dollars. L’assemblée générale du 29 mai sera le premier test grandeur nature pour Hamish McLennan, qui devra convaincre les actionnaires de la pertinence de son plan de bataille.
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