La fête boursière d’Almonty connaît un répit forcé. Après un bond de 700 % sur douze mois et une multiplication par plus de deux depuis janvier, le titre du producteur de tungstène a lâché environ 7 % en une semaine. À 29,76 dollars canadiens sur le TSX, l’action affiche désormais un RSI de 76,7 — territoire suracheté depuis plusieurs semaines. La volatilité annualisée dépasse les 100 %, et le marché des options s’agite, signe d’une nervosité croissante parmi les investisseurs.
Pourtant, les fondamentaux opérationnels n’ont jamais été aussi solides. Le prix du tungstène APT a bondi de 534 % en moyenne annuelle pour atteindre environ 2 250 dollars l’unité métrique. Depuis le 1er janvier 2026, le spot a encore grimpé de 50 %. Une aubaine pour Almonty, dont le chiffre d’affaires 2025 a progressé de 13 % à 32,5 millions de dollars canadiens — un avant-goût de ce que promet la mine sud-coréenne Sangdong une fois en régime de croisière.
Sangdong tourne, Gentung se prépare
La phase 1 de Sangdong est opérationnelle depuis mars, après plus de trente ans d’arrêt. L’usine de traitement traite environ 640 000 tonnes de minerai par an et produit déjà 2 300 tonnes de concentré de tungstène. Une extension est déjà programmée pour 2027, avec un doublement de capacité qui pourrait couvrir près de 40 % de la demande mondiale hors Chine, sur une durée de vie de plus de 45 ans.
Aux États-Unis, le projet Gentung avance. La production devrait démarrer au second semestre 2026, avec un volume annuel visé d’environ 140 000 unités. Almonty prévoit de réutiliser des équipements de son site espagnol pour réduire les coûts. Un détail de taille : le permis d’exploitation n’est pas encore obtenu. Mais la politique commerciale américaine offre un coup de pouce — le tungstène est exempté de droits de douane, ce qui renforce la compétitivité des projets extracchinois.
Une perte comptable qui ne dit pas tout
Le bilan 2025 affiche une perte nette de 161,9 millions de dollars canadiens, contre 16,3 millions un an plus tôt. Le chiffre fait peur, mais 87,3 millions de cette perte proviennent d’une réévaluation non monétaire de passifs dérivés liés à des obligations convertibles. L’activité opérationnelle et la trésorerie, elles, restent saines. À fin 2025, Almonty disposait de 268,4 millions de dollars canadiens de liquidités, après une introduction en Bourse américaine sursouscrite de 90 millions de dollars et un financement complémentaire de 129 millions fin 2025.
Le siège social a quitté Toronto pour Dillon, dans le Montana. Un déménagement qui ancre la stratégie de fournisseur de métaux critiques pour les chaînes d’approvisionnement occidentales.
Des analystes qui relèvent leurs cibles
Malgré le repli récent, le consensus reste à l’achat modéré. Quatre recommandations d’achat, un « strong buy » et une seule vente. B. Riley Financial a porté son objectif à 23 dollars américains, DA Davidson à 25 dollars. Texas Capital a relevé la note à « Strong Buy » ces dernières semaines.
Techniquement, les moyennes mobiles à 50 et 200 jours — respectivement 24,77 et 13,58 dollars canadiens — sont bien en dessous du cours actuel, illustrant la pente vertigineuse de la hausse. Les supports se situent autour de 28,50 et 25,00 dollars canadiens. Une cassure de ces niveaux déclencherait des signaux de vendeurs.
L’histoire opérationnelle est solide. La question de la valorisation, elle, divise — et c’est précisément ce qui rend le dossier aussi fascinant qu’instable.
Publicité
Actions Almonty: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de Almonty et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de Almonty entièrement gratuite : En savoir plus ici !

