Le constructeur chinois BYD joue désormais sur les deux tableaux. D’un côté, sa marque premium Denza lance une berline à l’autonomie record ; de l’autre, les livraisons à l’étranger atteignent des sommets inédits. Une double stratégie qui porte ses fruits en Bourse, le titre s’étant offert un rebond de près de 12 % sur les trente derniers jours.
Une autonomie qui change la donne
Le pré-ventes de la Denza Z9S ont débuté lundi. Cette limousine, troisième membre de la famille Z9 après la Z9 et la Z9GT, revendique 1 100 kilomètres d’autonomie selon le cycle chinois CLTC — un record pour un véhicule de série. Le constructeur y intègre la deuxième génération de sa batterie Blade ainsi que le système d’assistance « God’s Eye 5.0 », tous deux proposés de série.
Côté recharge, la Z9S ne fait pas dans la demi-mesure : il lui faut cinq minutes pour passer de 10 à 70 % de batterie, neuf minutes pour atteindre 97 %. Les performances suivent la même logique. La version propulsion développe 370 kilowatts, tandis que la déclinaison à quatre roues motrices, forte de trois moteurs, grimpe à 890 kilowatts et abat le 0 à 100 km/h en 2,68 secondes.
Les tarifs du pré-ventes s’échelonnent d’environ 47 100 dollars à plus de 600 000 yuans, positionnant la Z9S face à la Xiaomi SU7 et à la P7 de Xpeng. Avec ce modèle, BYD espère enrayer la glissade de Denza : la marque a livré 19 196 véhicules en juillet, soit une hausse de 68,8 % sur un an mais un repli de 5,7 % par rapport à juin. Sur les sept premiers mois, ses ventes cumulées atteignent 85 737 unités, en baisse de 6 %.
L’export, moteur de la croissance
Le salut pourrait venir de l’étranger. En juillet, BYD a écoulé 419 211 véhicules à énergie nouvelle, un record mensuel porté par des exportations en hausse de 124,3 % à 179 841 unités. Pour la première fois, les livraisons hors de Chine représentent 43 % des ventes totales du mois.
Le Brésil illustre parfaitement cette dynamique. BYD y a enregistré 23 465 immatriculations en juillet, en progression de 142,4 % et une quatrième place au classement général avec 9,1 % de part de marché. En France, les ventes ont bondi de 237,6 % dans un marché où les véhicules 100 % électriques ont franchi pour la première fois la barre des 35 % de pénétration.
Sur le marché domestique, en revanche, la tendance reste morose. Les ventes chinoises ont reculé de 9 % à 239 370 unités en juillet, pénalisées notamment par un changement de politique de subventions publiques. Sur sept mois, le cumul atteint 2 227 722 véhicules, en repli de 10,5 %. Le groupe a néanmoins franchi le cap des 17,3 millions de véhicules à énergie nouvelle livrés depuis ses débuts.
Des marges sous tension, un objectif ambitieux
La montée en gamme se poursuit au sein du groupe. Fang Cheng Bao a vendu 41 213 véhicules en juillet (+190,6 %), tandis que Yangwang, la marque ultra-premium, reste confidentielle avec 485 unités mais affiche une croissance de 43,1 %. Cette bascule vers des segments plus rentables n’a toutefois pas empêché le bénéfice net de chuter de 55,4 % au premier trimestre, à 4,08 milliards de yuans, sous l’effet de la guerre des prix qui sévit en Chine.
La pression concurrentielle ne faiblit pas. Xpeng, Nio et Li Auto ont tous enregistré des ventes mensuelles en retrait par rapport à juin, tandis que la pénétration des véhicules à énergie nouvelle en Chine a atteint un niveau record de 65,7 %. Dans ce contexte, les analystes maintiennent une recommandation d’achat sur BYD, là où plusieurs concurrents locaux ne décrochent qu’une note neutre.
Reste l’épineux objectif annuel de 5 à 5,5 millions de véhicules. Pour atteindre la fourchette basse, BYD devrait écouler environ 530 000 unités par mois d’ici décembre — bien au-delà du record de juillet. Les nouveaux modèles, comme la berline Great Han (batterie de 120 kWh, 800 kilomètres d’autonomie) ou le kei-car Racco au Japon, devront faire leurs preuves. La Denza Z, un coupé sport 100 % électrique dévoilé en juillet, arrivera quant à lui au quatrième trimestre.
En Bourse, l’action BYD cotée à Hong Kong a clôturé lundi à 10,45 euros (+1,46 %), puis a poursuivi sa progression pour s’établir à 10,48 euros, à peine 0,64 % sous sa moyenne mobile à 200 jours. Le titre reste néanmoins distancé de plus de 21 % par rapport à son sommet sur 52 semaines de 13,23 euros atteint en août 2025.
Publicité
Actions BYD: Acheter, conserver ou vendre ?
Téléchargez gratuitement votre analyse de BYD et obtenez la réponse que vous cherchiez ! À quelle adresse e-mail pouvons-nous vous envoyer votre analyse gratuite ?
Obtenir une analyse de BYD entièrement gratuite : En savoir plus ici !

