La transition est brutale, mais les résultats parlent d’eux-mêmes. DroneShield, le spécialiste australien de la lutte anti-drones, vit un printemps 2026 placé sous le signe du renouveau. Alors que la direction historique a cédé la place à une nouvelle équipe, la machine industrielle tourne à plein régime. L’action, qui culmine à 2,28 euros, affiche une progression vertigineuse de 230 % sur douze mois.
Une passation de pouvoir orchestrée
Le 8 avril, Oleg Vornik a quitté son poste de directeur général après plus d’une décennie à la tête du groupe. Dans la foulée, Peter James a également cédé la présidence du conseil d’administration. Pour assurer la continuité, Vornik restera consultant pendant trois mois. Son successeur, Angus Bean, n’est pas un inconnu : il a dirigé le développement produit pendant dix ans et a façonné la technologie de base de l’entreprise. Il effectuera sa première grande apparition publique le 29 mai, lors de l’assemblée générale à Sydney.
Côté gouvernance, Hamish McLennan fera son entrée comme administrateur indépendant le 1er mai avant de prendre la présidence du conseil à l’issue de l’AG. Ce bâtisseur, connu pour avoir développé le géant immobilier REA Group, apporte une expérience précieuse dans la croissance de sociétés multi-milliardaires.
Un trimestre qui pulvérise les records
L’opérationnel offre un contraste saisissant avec le tumulte des changements de direction. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a bondi de 121 % pour atteindre 74,1 millions de dollars australiens. Les encaissements clients ont grimpé à 77,4 millions, un nouveau sommet historique. Surtout, le flux de trésorerie opérationnel est devenu nettement positif, à 24,1 millions. La société finance désormais sa croissance sur ses propres fonds.
Les comptes affichent une santé insolente : près de 223 millions de dollars de réserves de liquidités et zéro dette. Une situation qui tranche avec la valorisation boursière, jugée extrêmement tendue. Le ratio cours-bénéfice atteint 930, un niveau qui laisse peu de place à l’erreur.
Des fonds ETF en ordre de bataille
Malgré cette valorisation stratosphérique, les investisseurs institutionnels ne boudent pas le titre. Pas moins de 41 fonds négociés en bourse détiennent des positions. Le REX Drone ETF pèse 6,61 % du capital, suivi par l’iShares Defense Industrials Active ETF (1,41 %), le VanEck Defense UCITS ETF (0,43 %) et le Global X Defense Tech ETF (0,31 %). Une présence qui témoigne de l’intérêt croissant pour le secteur de la défense anti-drones.
Une pipeline de 2,2 milliards et des commandes récurrentes
Le carnet de commandes potentiel atteint 2,2 milliards de dollars, avec une concentration sur l’Europe et le Royaume-Uni. Mais Angus Bean observe une évolution notable : les commandes deviennent plus petites et plus récurrentes, réduisant la dépendance aux gros contrats militaires ponctuels. Cette tendance offre une meilleure visibilité sur les revenus futurs.
Le contexte géopolitique joue en faveur du groupe. L’Australie prévoit d’investir jusqu’à sept milliards de dollars dans la lutte anti-drones. Les États-Unis et les Philippines augmentent également leurs budgets. À plus court terme, le contrat confirmé pour la Coupe du monde de football de la FIFA constitue un catalyseur immédiat.
La concurrence s’active
Pendant que DroneShield remanie ses instances dirigeantes, ses rivaux ne restent pas inactifs. HighCom a décroché un contrat de plusieurs millions pour des systèmes de défense anti-drones. Adisyn, de son côté, annonce une percée dans les composites de graphène, censés réduire significativement la signature radar des drones. Le marché reste donc très disputé.
Cap sur 2030
L’infrastructure industrielle se prépare à l’explosion de la demande. Une nouvelle usine de production à Sydney doit permettre d’augmenter massivement les capacités. L’objectif affiché par la direction est ambitieux : atteindre un rythme de chiffre d’affaires annuel d’un milliard de dollars d’ici 2030.
Le 29 mai, lors de l’assemblée générale, Angus Bean devra convaincre les actionnaires que la valorisation actuelle se justifie par une stratégie claire et des résultats tangibles. Les bases sont solides, mais la pression reste immense.
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