L’action DroneShield traverse une zone de turbulences rarement observée depuis douze mois. À 1,86 euro vendredi, elle accuse un recul de près de 20 % sur quatre semaines et se situe à mi-chemin de son plus haut annuel de 3,65 euros. L’indice RSI, tombé à 11,7, suggère un sur-vente technique extrême, un palier qui rebondit habituellement vite. Mais cette fois, deux nuages noirs pèsent sur le dossier : les investigations de l’ASIC et la sortie discrète de BlackRock.
Enquête formelle : le faux pas de novembre 2025 dans le viseur
La Commission australienne des valeurs mobilières (ASIC) a ouvert une procédure formelle. En cause : des annonces de novembre 2025. DroneShield avait alors déclaré trois commandes publiques américaines d’un montant total de 7,6 millions de dollars, avant de les rétracter quelques heures plus tard. Il ne s’agissait pas de nouveaux contrats, mais de bonnes commandes déjà connues. Une erreur aux conséquences lourdes. Dans la même fenêtre, entre le 6 et le 12 novembre, le PDG Oleg Vornik et le président Peter James ont cédé des titres pour 67 à 70 millions de dollars australiens. La concomitance des faits renforce l’attention des enquêteurs. DroneShield assure coopérer pleinement.
BlackRock vide son portefeuille
Autre signal inquiétant : le géant de la gestion d’actifs BlackRock a annoncé le 19 mai avoir cédé sa participation entière, passant sous le seuil de déclaration obligatoire. Ce retrait intervient juste avant l’assemblée générale du 29 mai, où doivent être débattus les rémunérations des dirigeants et des sujets de gouvernance. L’actionnaire de référence disparaît donc au moment où le management doit faire face à des questions épineuses.
Un environnement porteur malgré la concurrence
Pourtant, le macro-contexte reste favorable. Le marché mondial de la lutte anti-drone devrait atteindre 20 milliards de dollars d’ici 2030, et le Pentagone consacre 54 milliards de dollars à la guerre autonome et à la modernisation des flottes – dont une part significative va aux contre-drones. Mais la concurrence s’intensifie : Picket Defense Systems a dévoilé le système « Inferno RTC » équipé de 54 canons, sans suivi mécanique. Par ailleurs, Lockheed Martin Australia, Northrop Grumman Australia et Thales Australia ont testé ensemble une ogive pour le programme GMLRS, renforçant la base industrielle locale, mais aussi la compétition pour les budgets australiens.
L’expansion industrielle se poursuit
Malgré les turbulences, DroneShield maintient son plan d’investissement. L’objectif : porter la capacité de production annuelle de 500 millions à 2,4 milliards de dollars australiens d’ici fin 2026. Des usines d’assemblage doivent sortir de terre aux États-Unis et en Europe. La réussite de ce pari dépendra toutefois de la confiance retrouvée des investisseurs et de l’issue de la procédure réglementaire.
L’AG du 29 mai, test décisif
Avec un RSI proche de 12, le titre est techniquement mûr pour un rebond. Le support suivant se situe à 1,49 euro, soit le point bas des 30 derniers jours. Mais c’est le 29 mai que se jouera l’essentiel : le management devra convaincre actionnaires et marché sur la gestion de la crise ASIC, l’impact du départ de BlackRock et les perspectives de croissance. D’ici là, l’action reste suspendue au calendrier réglementaire.
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