L’année 2025 s’achève sur une série de succès commerciaux pour DroneShield. Le spécialiste australien de la lutte anti-drones (C-UAS) a en effet annoncé, à quelques jours de Noël, la signature d’un nouveau contrat militaire dans la région Asie-Pacifique d’une valeur de 6,2 millions de dollars australiens (A$). Cette annonce fait suite à la révélation, la semaine précédente, d’une commande européenne bien plus conséquente. Ensemble, ces deux accords portent le volume de contrats dévoilés en décembre à près de 56 millions A$, un signal fort pour l’entreprise après les interrogations sur sa gouvernance en novembre.
Une dynamique commerciale soutenue en décembre
Le mois de décembre a été particulièrement actif pour le carnet de commandes de DroneShield.
Un contrat européen historique
Le 17 décembre, la société a dévoilé avoir remporté un contrat militaire en Europe évalué à 49,6 millions A$. Il s’agit du plus important contrat unitaire de son histoire. Cet accord, structuré via un revendeur régional, porte sur la fourniture de systèmes anti-drones portables, d’accessoires et de mises à jour logicielles.
Une nouvelle commande en Asie-Pacifique
Peu avant les fêtes, un contrat additionnel de 6,2 millions A$ a été officialisé. Il concerne la livraison de solutions à une importante institution militaire de la région Asie-Pacifique, via un partenaire de distribution local. Ce partenaire est une filiale à 100% d’un groupe coté international. La livraison des équipements, qui intègrent des matériels tiers compatibles avec la plateforme logicielle DroneSentry-C2 de DroneShield, devrait être finalisée en 2026. Le paiement sera effectué à la livraison.
Un total significatif
Le cumul de ces deux annonces porte le volume de contrats signés en décembre à 55,8 millions A$. Cette performance souligne la demande robuste pour les solutions du groupe, fondées sur l’intelligence artificielle, tant en Europe que dans la zone Asie-Pacifique, et offre une visibilité sur l’activité jusqu’en 2026.
Réforme de gouvernance : une réponse aux critiques
Ces annonces commerciales interviennent dans un contexte où DroneShield a récemment pris des mesures pour apaiser les marchés. Le 22 décembre, l’entreprise a publié les conclusions d’un audit indépendant sur sa gouvernance, introduisant une nouvelle règle clé.
Obligation de détention d’actions pour les dirigeants
Désormais, les membres de la direction et du conseil d’administration devront détenir un montant minimum d’actions de la société :
* Le PDG devra détenir des actions d’une valeur équivalente à 200% de son salaire annuel, et ce dans un délai d’un an.
* Les administrateurs devront, quant à eux, détenir des actions d’une valeur égale à leur rémunération annuelle de base dans un délai de trois ans.
Cette décision fait directement suite à la controverse de novembre dernier, lorsque le PDG Oleg Vornik, le président Peter James et un autre administrateur avaient cédé pour environ 70 millions A$ d’actions en l’espace de six jours, sans explication détaillée. Cette vente avait provoqué une chute de 48% du cours de l’action.
Une réaction positive des investisseurs
Le marché a accueilli favorablement ces nouvelles dispositions. Le 22 décembre, l’action a gagné jusqu’à 9% en séance pour atteindre 3,03 A$, son plus haut niveau depuis plus d’un mois.
Des performances financières et boursières remarquables
Une croissance explosive au premier semestre 2025
Les derniers chiffres communiqués en août 2025 témoignent d’une accélération spectaculaire :
* Chiffre d’affaires du T2 2025 : 38,8 millions A$ (+480% en glissement annuel).
* Chiffre d’affaires du S1 2025 : 72 millions A$ (+210%).
* Marge brute d’environ 70%.
* Portefeuille de prospects identifiés : 2,3 milliards A$.
Une surperformance boursière marquée
Sur les douze derniers mois, l’action DroneShield a enregistré une progression d’environ 411%, surpassant très largement l’indice S&P/ASX 200, qui n’a gagné que 7% sur la même période.
Position de marché et produits phares
DroneShield se concentre exclusivement sur le développement de technologies de contre-mesure contre les drones (C-UAS). Ses solutions s’appuient sur des technologies de pointe comme la détection par radiofréquence, l’intelligence artificielle, la fusion de capteurs et le brouillage électronique, le tout fabriqué selon des standards militaires.
Ses clients sont principalement des armées, des agences gouvernementales, des forces de l’ordre et des opérateurs d’infrastructures critiques à l’échelle mondiale. La société estime le marché adressable des solutions anti-drones à environ 10 milliards de dollars US, avec un potentiel supplémentaire dans les applications civiles (centres de données, stades, aéroports).
Parmi ses produits principaux figurent :
* DroneSentry-C2 : Plateforme de commandement et contrôle.
* DroneSentry-X : Systèmes fixes de détection et de neutralisation.
* DroneGun : Systèmes portables de neutralisation.
* RFPatrol : Détecteurs portables de signaux radiofréquence.
Perspectives et prochains rendez-vous
Le carnet de commandes reste bien rempli. La direction indique notamment un pipeline de 80 millions A$ rien qu’en Australie, où le programme « Land 156 » des forces armées australiennes représente la plus grande opportunité individuelle.
Les prochains jalons à surveiller incluent la publication, en février 2026, d’un rapport actualisé sur la rémunération des dirigeants et des administrateurs. L’action est suivie par plusieurs brokers australiens, dont Shaw and Partners, Bell Potter, Henslow et Petra Capital.
Fort de ces nouveaux contrats, des réformes de gouvernance engagées et d’un portefeuille de prospects substantiel, DroneShield aborde l’année 2026 avec un solide élan.
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