Le spécialiste australien de la défense anti-drones DroneShield entre dans une nouvelle ère porté par des performances financières exceptionnelles. Alors que le premier trimestre est traditionnellement une période calme pour l’industrie de l’armement, la société a publié des chiffres qui brisent tous les schémas, offrant une assise solide à son nouveau dirigeant.
Les comptes sont plus que robustes. Le chiffre d’affaires du premier trimestre 2026 a atteint 74,1 millions de dollars australiens (AUD), en progression de 121% sur un an. Le véritable signal fort provient des entrées de trésorerie clients, qui ont bondi à 77,4 millions AUD, un niveau record. Cette dynamique génère un flux net de trésorerie positif de 24,1 millions AUD, portant les liquidités bancaires à près de 223 millions AUD, sans aucune dette. Pour l’exercice 2026 dans son ensemble, le carnet de commandes fermes s’élève déjà à 140 millions AUD.
Une transformation stratégique en deux axes
Cette santé financière doit servir à financer une double transformation. D’une part, DroneShield veut réduire sa dépendance à la vente de matériel. L’objectif est d’augmenter la part des revenus récurrents liés aux logiciels et aux abonnements, de 5% actuellement à 30% d’ici 2030. Un récent correctif logiciel avec une détection par intelligence artificielle améliorée soutient cette ambition.
D’autre part, l’entreprise déploie massivement ses capacités de production. L’ouverture récente d’un siège européen à Amsterdam, doté d’une ligne d’assemblage locale, en est la première étape. Le plan prévoit de faire passer la capacité de production annuelle de 500 millions à 2,4 milliards de dollars US d’ici fin 2026.
Un carnet de prospects qui explose les plafonds
La demande justifie ces investissements. Le portefeuille de prospects potentiels, ou « pipeline », a atteint une valeur record de 2,2 milliards de dollars US. Cette somme se répartit sur plus de 300 projets à travers le globe. L’Europe et le Royaume-Uni représentent à eux seuls environ 1,1 milliard de dollars US de ce montant, tandis que le marché américain contribue pour 268 millions. Le plus gros contrat en négociation affiche un volume de 750 millions.
Le contexte géopolitique joue en faveur de DroneShield. Mi-avril, le gouvernement australien a promis de nouveaux investissements de défense de 8,1 milliards de dollars, ciblant spécifiquement les systèmes aériens sans pilote. Aux États-Unis, un accord entre le département de la Défense et l’autorité de l’aviation civile (FAA) ouvre la voie au déploiement de systèmes laser de défense anti-drones sur le territoire national.
Un nouveau leadership sous le feu des projecteurs
C’est dans ce contexte porteur qu’Angus Bean a pris les rênes de l’entreprise début avril. Sa première grande épreuve publique a eu lieu lors d’un webcast avec les investisseurs, où il a présenté ces résultats. Sa rémunération est directement indexée sur la performance financière de l’exercice en cours. Un autre changement de gouvernance est prévu : Hamish McLennan devrait prendre la présidence du conseil d’administration après l’assemblée générale annuelle du 29 mai.
Sur le marché boursier, l’action DroneShield cote actuellement 2,30 euros, affichant une hausse d’environ 16% depuis janvier. Sur un an, la progression est d’environ 247%. Les analystes restent partagés sur la suite : Jefferies maintient une recommandation « Conserver » avec un objectif de 3,70 AUD, tandis que Bell Potter conseille d' »Acheter » avec une perspective de cours à 4,80 AUD. La société a désormais les moyens de ses ambitions colossales.
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