Le marché de l’or a affiché une résilience remarquable en fin de semaine dernière. Alors que la réouverture du détroit d’Hormuz et une trêve israélo-libanaise de dix jours ont provoqué un effondrement des cours du pétrole, le métal précieux a, lui, grimpé d’environ 1,1% pour s’établir aux alentours de 4.843 dollars l’once. Cette dynamique apparemment contradictoire s’explique par le scepticisme des investisseurs quant à la pérennité de la détente diplomatique, maintenant une prime de risque sur les matières premières.
Cette hausse s’est produite malgré un environnement théoriquement défavorable. Les rendements des obligations d’État américaines à dix ans sont retombés vers 4,22%, et le dollar a fléchi, l’indice DXY touchant un plus bas de sept semaines à 98,01 points. Traditionnellement, ces deux facteurs sont porteurs pour l’or, qu’ils rendent plus attractif. La vigueur de certains indicateurs américains, comme l’indice de la Fed de Philadelphie, aurait pu limiter l’enthousiasme, mais il a été surmonté.
Le mouvement a été amplifié par des données inflationnistes américaines plus modérées que prévu. L’indice des prix à la production (PPI) a augmenté de 4,0% en glissement annuel en mars, contre une attente consensus de 4,6%. Ce ralentissement a ravivé les anticipations d’un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale, même si le gouverneur Christopher Waller a tempéré cet optimisme en évoquant des risques de second tour liés aux chocs énergétiques.
Structurellement, le marché reste soutenu par une demande institutionnelle solide. Les rapports du World Gold Council confirment que les banques centrales ont continué à augmenter leurs réserves d’or à un rythme soutenu au premier trimestre 2026. Cette absorption constante par les institutions offre un plancher sous les cours, indépendamment des soubresauts géopolitiques ou économiques à court terme.
Techniquement, l’actif se trouve dans une zone charnière. Les analystes identifient désormais une résistance majeure comprise entre 4.855 et 4.910 dollars. Un franchissement décisif de ce seuil, et notamment du niveau symbolique des 4.900 dollars, confirmerait la tendance haussière initiée en mars. En cas de correction, les premiers supports se situent vers 4.750 dollars, puis au niveau de la moyenne mobile sur 100 jours, autour de 4.774 dollars.
Les prochains jours seront déterminants. Les regards se tourneront vers les chiffres des ventes au détail américaines pour mars et les indices PMI de S&P Global, qui éclaireront la santé de l’économie. Parallèlement, de nouveaux développements sur les pourparlers au Moyen-Orient et les données d’inflation de la zone euro influenceront les senteurs. La combinaison de ces facteurs décidera si l’or a la force de percer sa résistance technique et d’entamer une nouvelle phase de hausse.
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