L’action Nvidia affiche une performance historique, enchaînant onze séances consécutives de hausse, une première depuis son introduction en Bourse en 1999. Cette trajectoire exceptionnelle, qui a presque doublé la valeur du titre sur un an, trouve ses racines dans des fondamentaux solides, mais se déploie désormais dans un paysage réglementaire de plus en plus scruté.
La santé financière du géant des puces IA ne fait aucun doute. Pour l’exercice 2026, son chiffre d’affaires a bondi de 65% pour atteindre 216 milliards de dollars, porté par une croissance de 68% de son activité data centers, qui représente désormais 88% du total. La marge brute se maintient autour de 75%. Ces résultats sont corroborés par les performances de son partenaire de fabrication clé, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC). Le fondeur a annoncé un bénéfice en hausse de 58% au premier trimestre, son quatrième record consécutif, avec 61% de son chiffre d’affaires généré par le calcul haute performance et l’IA.
Cette demande robuste se heurte à des capacités de production saturées, selon les analystes, ce qui soutient les perspectives. Jensen Huang, le PDG de Nvidia, a d’ailleurs révélé que le carnet de commandes pour ses GPU, incluant les générations Blackwell et la future Vera Rubin, dépassait le billion de dollars jusqu’en 2027. Parallèlement, la société a restitué plus de 37 milliards de dollars à ses actionnaires via des rachats et dividendes sur les neuf premiers mois de l’exercice 2026, avec un programme de rachat résiduel d’environ 62 milliards.
Cependant, cette domination technologique et commerciale attire l’attention des régulateurs. La sénatrice américaine Elizabeth Warren a récemment adressé une lettre aux ministères de la Défense et de l’Énergie, exigeant des éclaircissements sur l’acquisition projetée de SchedMD par Nvidia. Cette société est le développeur de Slurm, un logiciel de gestion de charges de travail critique utilisé par les supercalculateurs les plus puissants au monde, dont ceux des agences gouvernementales américaines. Warren craint que Nvidia n’optimise cette plateforme pour favoriser ses propres puces au détriment de la compatibilité avec les solutions concurrentes, comme celles d’AMD, renforçant une dépendance stratégique. Elle a fixé une date butoir au 5 mai pour une réponse.
Cette interrogation politique survient alors que l’action, cotée à environ 167,64 euros à Francfort, évolue à 7% de son plus haut sur un an atteint en novembre. L’indicateur technique RSI, à un niveau modéré de 41, ne signale pas de surchauffe. Depuis le début de l’année, la progression est de 4%, un rythme plus mesuré que les bonds enregistrés précédemment mais qui reste solide.
Les prochains jalons pour Nvidia seront déterminants. Outre l’échéance réglementaire du 5 mai, la publication des résultats du premier trimestre 2027, attendue fin mai, constituera un test concret. Dans l’intervalle, les précommandes pour la future plateforme Vera Rubin par les hyperscalers comme Meta, Amazon, Google et Microsoft confirment que le prochain cycle de modernisation est déjà engagé, même si l’ombre d’un durcissement réglementaire plane désormais sur ce modèle de croissance.
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