L’action Valneva touche du bois. À 2,34 euros, elle vient de signer un nouveau plus bas sur 52 semaines, effaçant 55 % de sa valeur par rapport au sommet d’août 2025. Depuis le 1er janvier, la chute atteint près de 39 %. Un décrochage qui trouve son origine dans une triple actualité : des données cliniques décevantes, une enquête judiciaire américaine et des analystes profondément divisés.
L’ombre de Pomerantz plane sur le management
Le 28 avril, le cabinet d’avocats américain Pomerantz a ouvert une enquête préliminaire. Il examine si la direction de Valneva a induit les investisseurs en erreur avant la publication des résultats de l’étude de phase 3 « VALOR », le 23 mars. Ce jour-là, les certificats de dépôt cotés aux États-Unis se sont effondrés de plus d’un tiers. L’objet du litige ? Le candidat vaccin contre la borréliose LB6V, développé avec Pfizer, dont l’efficacité clinique de 70 % n’a pas atteint le critère statistique principal lors de la première analyse prédéfinie, en raison d’un nombre de cas inférieur aux prévisions. La deuxième analyse a pourtant satisfait aux exigences.
Goldman Sachs à contre-courant de Jefferies
Les divergences entre analystes n’ont jamais été aussi marquées. Jefferies maintient un objectif de cours à 15 dollars, tandis que Goldman Sachs a dégradé le titre à « Vente » avec une cible de seulement 2,15 euros. Un écart qui illustre l’incertitude radicale qui entoure le dossier. Guggenheim, qui conserve un avis d’achat, a ramené son objectif de 13 à 11 dollars. Pour le premier trimestre, la banque anticipe des revenus de 49,1 millions d’euros, nettement au-dessus du consensus de marché de 45,1 millions.
Des comptes sous pression
Les comptes annuels 2025 montrent une situation contrastée. Le chiffre d’affaires total a atteint 174,7 millions d’euros, dont 157,9 millions issus des ventes de produits. Mais la perte nette s’est creusée à 115,2 millions d’euros, contre un bénéfice l’année précédente. La trésorerie s’élevait à 109,7 millions fin décembre, soutenue par une réduction significative de la consommation de cash et une opération de refinancement réussie. Pour 2026, la direction table sur un chiffre d’affaires compris entre 155 et 170 millions d’euros.
Le calendrier des catalyseurs se resserre
Malgré les turbulences, Pfizer maintient son engagement. Le directeur général Thomas Lingelbach a confirmé le dépôt d’une demande de licence biologique auprès de la FDA et d’une autorisation de mise sur le marché auprès de l’EMA pour le second semestre 2026. D’ici là, d’autres rendez-vous ponctueront l’agenda : les données de phase 2 pour le candidat vaccin contre la shigellose, et les résultats en vie réelle de la campagne pilote brésilienne pour IXCHIQ, le vaccin contre le chikungunya, qui a déjà immunisé plus de 12 000 personnes. Aux États-Unis, la FDA avait suspendu l’autorisation d’IXCHIQ en août 2025, et Valneva a finalement retiré sa demande en janvier 2026.
Le 7 mai, avec la publication des résultats du premier trimestre, le marché saura si les vaccins de voyage IXIARO et DUKORAL génèrent suffisamment de trésorerie pour financer les procédures réglementaires à venir. Un test décisif pour une action qui cherche désespérément un point d’appui.
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