L’action Valneva, cotée à Paris, traverse une période de forte turbulence. Elle s’échange actuellement à 2,58 euros, un niveau qui reflète une chute de près de 50% par rapport à son plus haut sur un an, établi à 5,16 euros. Cette dégringolade, qui a vu le titre perdre presque la moitié de sa valeur en seulement 30 jours, trouve son origine dans un événement précis du 23 mars dernier et ses lourdes conséquences.
Ce jour-là, la société a dévoilé les résultats principaux de l’étude de phase 3 VALOR pour son candidat vaccin contre la maladie de Lyme, le VLA15, développé en partenariat avec Pfizer. Si les deux groupes ont qualifié les données de positives, le vaccin a échoué à atteindre son critère d’évaluation principal en raison d’un nombre insuffisant de cas de la maladie dans la population étudiée. La réaction des marchés fut immédiate et brutale, avec un effondrement de 37% du cours de l’ADR ce jour-là.
Cet épisode a déclenché une vague de défiance et ouvert un front judiciaire. Le cabinet d’avocats américain Pomerantz LLP mène une enquête pour déterminer si Valneva et certains de ses dirigeants auraient pu induire les investisseurs en erreur concernant les résultats de l’étude. Les rappels publics de cette enquête au mois d’avril maintiennent une pression juridique palpable, contribuant à l’incertitude qui pèse sur le titre.
Dans ce contexte tendu, l’attention se porte désormais sur deux échéances. La première est financière : Valneva publiera ses résultats du premier trimestre le 7 mai 2026. La société maintient ses prévisions annuelles, tablant sur un chiffre d’affaires total compris entre 155 et 170 millions d’euros. La seconde est réglementaire. Malgré la déception des marchés, Pfizer n’a pas retiré son soutien au programme VLA15. Les soumissions réglementaires, un BLA aux États-Unis et un MAA en Europe, sont toujours envisagées, mais ne sont pas attendues avant la fin de l’année au plus tôt.
L’enjeu financier de ce partenariat reste considérable pour Valneva. En cas d’approbation et de commercialisation réussie, la société française pourrait percevoir jusqu’à 143 millions de dollars en paiements conditionnels initiaux, auxquels s’ajouteraient des redevances sur les ventes comprises entre 14% et 22%, et des paiements supplémentaires pouvant atteindre 100 millions de dollars.
Parallèlement, l’activité commerciale repose actuellement sur le vaccin contre le chikungunya, IXCHIQ. L’extension de son autorisation dans l’UE pour les adolescents, obtenue en avril 2025, vise à dynamiser les ventes en Europe et en Amérique du Nord. La société poursuit également la restructuration de ses activités, réduisant progressivement son chiffre d’affaires lié à la distribution pour des tiers à moins de 5% du total, une stratégie destinée à améliorer ses marges brutes.
Techniquement, le titre se trouve dans une zone délicate. Cotant environ 34% en dessous de sa moyenne mobile sur 50 jours (3,90 euros), il teste actuellement un support autour de 2,50 euros, son plus bas annuel étant à 2,37 euros. Alors que l’assemblée générale des actionnaires est convoquée pour le 1er juin, la trajectoire du cours dépendra de la capacité de Valneva à rassurer sur son exécution commerciale et à progresser dans le long processus réglementaire du VLA15, tout en gérant l’ombre portée de l’enquête juridique en cours.
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