Le 21 mai prochain, Almonty Industries dévoilera les premières données de production de sa mine sud-coréenne de Sangdong. Ce rendez-vous technique intervient dans un contexte géopolitique qui transforme le tungstène en ressource stratégique pour Washington. Depuis le début de l’année, le titre a bondi de 127 % à la Bourse de Toronto, porté par une dynamique qui dépasse les simples fondamentaux miniers.
Une double implantation géographique
Le groupe canadien a déplacé son siège social à Dillon, dans le Montana, en avril dernier. Ce déménagement fait suite à l’acquisition du projet Gentung, dont la production doit démarrer au second semestre. Près de la moitié du volume extrait est déjà réservée à des acheteurs américains. Une aubaine alors qu’à partir de janvier 2027, le Pentagone exclura formellement le tungstène chinois de ses chaînes d’approvisionnement. Un rapport officiel du 29 avril 2026 a d’ailleurs qualifié la dépendance aux importations de minerais critiques de menace pour la sécurité nationale.
En parallèle, Sangdong monte en puissance. La phase 1 du projet sud-coréen, mise en service fin mars, affiche une capacité de traitement de 640 000 tonnes de minerai par an, soit environ 2 300 tonnes de concentré de tungstène. La teneur du minerai atteint 0,51 % de trioxyde de tungstène, soit trois fois la moyenne mondiale. De quoi protéger les marges en cas de fluctuation des cours. Les analystes de DA Davidson anticipent une pleine capacité commerciale dès le deuxième trimestre 2026. Une extension prévue pour 2027 doublerait la capacité annuelle à 1,2 million de tonnes, permettant à Sangdong de couvrir environ 40 % de la demande mondiale hors Chine.
Des comptes contrastés
Le chiffre d’affaires annuel 2025 a atteint 32,5 millions de dollars américains, avec un bond de 39 % au quatrième trimestre. Pourtant, la perte nette s’élève à près de 162 millions de dollars canadiens. Le management explique ce décalage par des ajustements de valorisation non monétaires sur des dérivés, directement liés à la flambée du cours de Bourse.
Car le marché ne s’y trompe pas. Sur douze mois, l’action affiche un gain de près de 685 %, à 27,30 dollars canadiens. Après un pic historique à 32,07 CAD mi-avril, le titre a corrigé d’environ 15 % mais reste nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (26 CAD). Le RSI à 57,9 n’indique pas de surachat, même si la volatilité annualisée à 97 % témoigne de soubresauts encore violents.
Les institutionnels affluent
Le nombre de fonds détenant des positions dans Almonty a bondi de 55 % pour atteindre 107. Trois bureaux d’analyse ont attribué la mention « Strong Buy » : Texas Capital a initié le suivi en avril avec un objectif de 25 dollars américains, tandis que B. Riley Financial et DA Davidson visent respectivement 23 et 25 dollars. Le groupe a levé 90 millions de dollars via son introduction au Nasdaq en juillet 2025, puis 129 millions supplémentaires lors d’une augmentation de capital en décembre.
Almonty bénéficie par ailleurs d’une exemption explicite des droits de douane américains, grâce à un contrat d’approvisionnement de long terme avec Global Tungsten & Powders, basé en Pennsylvanie.
L’assemblée générale en ligne de mire
Les actionnaires sont convoqués le 9 juin à Toronto pour l’assemblée générale annuelle. À l’ordre du jour figurent la validation des comptes au 31 décembre 2025, l’élection de sept administrateurs et la reconduction du cabinet Zeifmans LLP comme commissaire aux comptes. Mais c’est bien la publication du 21 mai qui donnera le ton. Si les chiffres de Sangdong confirment les attentes, la réunion ne sera qu’une formalité. Dans le cas contraire, la consolidation des dernières semaines pourrait n’être qu’un début.
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