La guerre des drones n’a jamais été aussi lucrative pour les équipementiers spécialisés. L’australien DroneShield, dont le cours a triplé en un an, accélère sur tous les fronts : production, gouvernance et alliances stratégiques. La signature d’un protocole d’accord avec le danois Terma lundi vient renforcer une dynamique déjà bien engagée.
Les deux groupes entendent marier leurs technologies pour offrir des boucliers anti-drones adaptés aux environnements complexes. DroneShield apporte sa détection par intelligence artificielle, Terma ses systèmes de défense aérienne et de guerre électronique. « Les opérations modernes exigent des solutions interconnectées avec des capteurs multiples », souligne Louis Gamarra, directeur commercial de DroneShield. La cible est claire : les clients institutionnels au Danemark, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique.
Cette offensive commerciale s’appuie sur une infrastructure physique renforcée. Fin mars, le groupe a inauguré son nouveau siège européen à Amsterdam. Le Vieux Continent pèse lourd dans les comptes : près de 45 % des revenus annuels, soit environ 100 millions de dollars américains, en proviennent. La pipeline de projets européens dépasse le milliard de dollars, et les initiatives comme le plan de réarmement de l’Union européenne offrent un terreau fertile.
Parallèlement, DroneShield muscle sa capacité industrielle. L’objectif affiché est une multiplication par cinq de la production d’ici fin 2026, pour atteindre 2,4 milliards de dollars australiens par an. L’usine de Sydney tourne déjà à plein régime, tandis que les premières livraisons depuis Amsterdam sont attendues pour mi-2026. Le carnet de commandes, désormais publié uniquement pour les contrats supérieurs à 20 millions de dollars, affiche 155 millions de dollars de revenus garantis, tous issus de petites transactions.
Le virage logiciel constitue l’autre grand chantier. Les revenus de Software-as-a-Service ont bondi de 205 % au premier trimestre, à 5,1 millions de dollars australiens. La direction vise à terme une part de 30 % des revenus totaux pour cette activité à plus forte marge.
Ce redéploiement s’accompagne d’un renouvellement complet de la direction. Angus Bean a pris les rênes du groupe début avril, succédant à Oleg Vornik. Hamish McLennan, ancien chairman de la REA Group, doit être officiellement nommé président lors de l’assemblée générale du 29 mai. Il prévoit d’investir environ 200 000 dollars australiens dans le titre après son élection.
En Bourse, l’action évolue autour de 2,26-2,27 euros, solidement ancrée au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours. Le titre affiche une progression de près de 200 % sur un an. Reste à transformer l’essai : la concurrence, menée par l’américain AeroVironment, ne dort pas, et les investisseurs attendent désormais des commandes concrètes issues du partenariat avec Terma. L’assemblée générale du 29 mai sera un premier test de la confiance des actionnaires dans cette nouvelle équipe aux ambitions décuplées.
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