Le spécialiste australien de la lutte anti-drones DroneShield aligne les bonnes nouvelles. Alors que son action a bondi d’environ 200 % sur un an, l’entreprise annonce à la fois des entrées de trésorerie records et un remaniement de sa gouvernance. Le marché, lui, reste partagé entre optimisme et prudence.
Les chiffres du premier trimestre 2026 parlent d’eux-mêmes : les encaissements clients ont atteint 77,4 millions de dollars australiens, soit une progression de 360 % par rapport à la même période l’an dernier. De quoi porter les réserves de liquidités à près de 223 millions de dollars, sans la moindre dette au bilan. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe a déjà sécurisé 155 millions de dollars de revenus fermes.
Cette performance financière s’accompagne d’un changement à la tête du conseil d’administration. Hamish McLennan, ancien PDG de Ten Network Holdings et président de la REA Group, prendra officiellement ses fonctions le 1er mai, avant d’être confirmé lors de l’assemblée générale du 29 mai à Sydney. Il succède à Peter James, qui quitte le navire après avoir accompagné DroneShield depuis son introduction en Bourse en 2016. Cette évolution intervient alors que le groupe a intégré l’indice S&P/ASX 200, ce qui a imposé une mise à niveau de ses pratiques de gouvernance.
McLennan percevra une rémunération sous forme d’un paquet d’actions d’une valeur d’environ 200 000 dollars australiens, acquis sur le marché après l’assemblée générale et soumis à une période de conservation jusqu’en mai 2027. Parallèlement, la direction opérationnelle a déjà été renouvelée : Angus Bean, jusqu’alors responsable des produits, a pris le poste de directeur général début avril, remplaçant Oleg Vornik.
En Bourse, le titre évolue à 2,26 euros à Paris et à 3,75 dollars australiens à Sydney. Il se situe exactement sur sa moyenne mobile à 50 jours. Mais le parcours reste heurté : le cours accuse encore un recul de 38 % par rapport à son plus haut des 52 semaines, atteint en octobre dernier. La volatilité annualisée dépasse 66 %, signe que les investisseurs doivent composer avec des à-coups brutaux.
Le groupe mise désormais sur l’expansion de son activité logicielle. Les systèmes de défense anti-drones dopés à l’intelligence artificielle sont actuellement présentés au salon SAHA Expo d’Istanbul, qui se tient jusqu’au 9 mai. L’objectif est de capter des contrats gouvernementaux au Moyen-Orient et en Europe de l’Est. Le portefeuille de projets en cours de négociation atteint 2,2 milliards de dollars. La direction souhaite porter la part des revenus récurrents issus des logiciels à 30 % d’ici la fin de la décennie, contre à peine 7 % aujourd’hui.
Le 29 mai, lors de l’assemblée générale à Sydney, le tandem Bean-McLennan détaillera pour la première fois sa feuille de route. Les actionnaires attendent de voir à quelle vitesse cette gigantesque pipeline se transformera en commandes fermes.
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